Rixes entre mineurs : pour Bruno Retailleau, "la réponse pénale doit être la solution"

Depuis plusieurs semaines, la France fait face à une montée de la violence entre jeunes, qui a abouti à des drames. Alors, est-ce la nouvelle urgence à laquelle doit se confronter l’exécutif ? "De toute évidence, nous assistons impuissants, du moins l’exécutif l’est, à la chronique quotidienne d’une barbarie ordinaire. On ne peut plus se contenter de petits rafistolages, il y a une violence endémique. C’est la responsabilité de l’exécutif d’avoir une insécurité qui est en train de se généraliser", estime Bruno Retailleau sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, jeudi 11 mars. Pour le président du groupe LR au Sénat, un cap a ainsi été franchi, avec 15 % d’homicides et de tentatives d’homicides en plus en un an. "Le phénomène des bandes de jeunes, avec les risques que l’on a vus, a augmenté de 24 %, soit plus de 360 en un an. La violence ne touche plus simplement les quartiers, les villes, mais aussi le milieu rural, en zone de gendarmerie", souligne-t-il également. Bruno Retailleau plaide alors pour "réarmer l’État régalien" et propose des prisons spécifiques pour les courtes peines. "La réponse pénale doit être la solution, d’abord avec des courtes peines de prison. La meilleure prévention du crime, c’est la répression des petits délits. Ces jeunes-là n’ont plus conscience de la gravité de leurs faits. Seule la détention de deux semaines ou d’un mois peut leur permettre de dire stop", avance-t-il. "Responsabiliser les familles" Bruno Retailleau voit ainsi la sanction "comme une mesure éducative" : "En France, nous avons un système hyperlaxiste qui ouvre la voie à l’hyperviolence." Le président du groupe LR souhaite en outre que les familles soient davantage responsabilisées. "Elles ne peuvent pas s’exonérer. Elles touchent des aides sociales parce qu’elles ont des enfants. On ne peut pas tout demander à l’école. Si l’école est en échec, c’est parce qu’il y a eu, avant, un échec des parents, de l’éducation en famille", affirme-t-il.