Rixes entre bandes : les jeunes "ne connaissent que trop rarement l'incarcération"

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Saint-Chéron, Boussy-Saint-Antoine, Champigny-sur-Marne, et plus récemment le 16e arrondissement de Paris… Depuis plusieurs semaines, le phénomène des rixes entre bandes défraie la chronique et trahit une montée de la violence en France, selon le capitaine de gendarmerie Hervé Moreau. D'après ce Saint-Cyrien de 51 ans, dont plus de 30 ans en service actif à Beaune, "les malfrats et les délinquants se croient tout permis". "Et ils ont raison, puisqu'ils ne connaissent que trop rarement l'incarcération." Ils "usent et abusent" du système judiciaire, nourrissant de fait "la faiblesse de l'État", fustige le militaire au micro d'Europe Soir.

"Les délinquants sont remis en liberté et ils recommencent"

Aux chiffres officiels qui indiquent que 90% des peines prononcées sont effectuées, le gendarme oppose la nature des peines. "Ce sont des rappels à la loi, des peines avec sursis, les délinquants sont remis en liberté et ils recommencent. Tous les gendarmes et policiers de France vous affirmeront ça", rétorque-t-il. Et d'avancer que sur les "400.000 actes délictuels ou criminels d'atteinte aux personnes commis en France chaque année, 15.000 personnes sont incarcérées."

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Un chiffre loin d'être suffisant, selon le capitaine, également auteur de Vérités d’un capitaine de Gendarmerie, qui dénonce le laxisme du système judiciaire français. Alors que le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, clamait mardi dans la matin...


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