"Une rivière coule dans l’escalier" : à Marseille, des mal-logés crient "leur haine" après l’effondrement d’immeubles

Sébastien Baer, franceinfo
Très en colère, des riverains de la rue d’Aubagne et des Marseillais de quartiers éloignés se sont réunis mercredi pour dénoncer leurs conditions de vie inquiétantes, voire dangereuses, disent-ils.

Plusieurs centaines d’habitants de Marseille et de riverains de la rue d’Aubagne où trois immeubles se sont écroulés, se sont réunis mercredi soir pour dénoncer le mal-logement. Sur les lieux du drame, les fouilles sont suspendues, car la fragilité de bâtiments voisins met en danger les sauveteurs.

"Des appartements pourris"

La salle où se tient la réunion se situe à cent mètres à peine des décombres des immeubles écroulés. C’est le moment d’exprimer sa solidarité, sa compassion, d’écouter les proches des victimes ou de proposer un hébergement. Mais rapidement la réunion se transforme en tribune contre le mal-logement. "Pourquoi on n’a pas réhabilité le quartier ? Moi, ça fait dix ans que je suis dans un appartement insalubre, lance une habitante. C’est une rivière qui coule dans l’escalier. L’ingénieur de garde vient. Il tape du pied : il passe à travers le plancher. Ça s’affaisse, et après, qu’est ce qui se passe ? Ça s’écroule." Très affectée par le drame de la rue d'Aubagne, elle poursuit : J’ai de la haine parce qu’on nous laisse crever dans des appartements pourris."

Un drame "évitable"

Les riverains présents ou les (...)

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