Risque de violences après la présidentielle : "Toute l'Amérique n'est pas galvanisée"

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Au terme d'une campagne électorale marquée par l'agressivité permanente de Donald Trump, et alors que le climat social est électrique outre-Atlantique, de nombreux observateurs, tout comme les milieux économiques, craignent qu'un résultat serré des présidentielles américaines et une incertitude prolongée puissent déclencher des émeutes et des violences, notamment de la part des partisans du président sortant. Mais sur Europe 1, plusieurs spécialistes rappellent que si des risques existent, la majorité des Américains ne se retrouvent pas dans la violente polarisation des débats. 

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"Des débordements, il y en aura", prévient Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, rappelant que "toutes les grandes villes se barricadent" avant la clôture des bureaux de vote. Mais, nuance-t-elle, ces heurts seront "sans doute ponctuels", et "on ne va pas aller vers un chaos général". 

Car, rappelle cette spécialiste, de nombreux Américains ne vivent pas cette élection avec la même intensité que les médias et les observateurs, ou encore que les militants de chaque camp. "Toute l'Amérique n'est pas galvanisée", explique-t-elle. Ainsi, "les affrontements qu'on peut voir dans la rue ne concernent pas tous les Américains" et "beaucoup de gens ne votent pas, ne s'intéressent pas à la politique". D'ailleurs, si la participation s'annonce forte, "il y aura tout de même au moins 30 ou 40% d'abstention", assure encore Marie-Cécil...


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