Un « risque de fracture » au PS ? Mayer-Rossignol, qui conteste la victoire de Faure, ne l’exclut pas

Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, conteste toujours le résultat du scrutin sur le Premier sercétaire du PS.
Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, conteste toujours le résultat du scrutin sur le Premier sercétaire du PS.

POLITIQUE - L’horloge tourne chez les socialistes, mais ils en sont toujours au point mort. À quarante-huit heures du début du congrès du PS à Marseille, où le nom du nouveau Premier secrétaire doit être officialisé, Nicolas Mayer-Rossignol, qui conteste sa deuxième place derrière Olivier Faure, reconnaît un « risque de fracture ».

Évoquant « la tension » entre le camp d’Olivier Faure et le sien, le maire de Rouen a toutefois précisé qu’il ne « souhaite pas » l’éclatement du parti. « Je ne le souhaite pas et je fais tout pour qu’avant Marseille, on trouve un accord », a-t-il assuré sur Public Sénat.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Nicolas Mayer-Rossignol conteste les résultats de la commission de récolement, qui a validé la victoire d’Olivier Faure, lui donnant 51,09 % des voix, contre 48,91 % à son rival. Le maire de Rouen réclame la poursuite du recomptage et dénonce des « fraudes dignes d’un autre temps », ce que dément Olivier Faure.

« J’aimerais beaucoup reconnaître le score du 19 janvier, mais le problème, c’est que nous sommes incapables d’organiser un scrutin qui donne un résultat incontestable », a-t-il une nouvelle fois regretté sur Public Sénat. « Mais on n’en est à la limite plus là. Il y a un Congrès à la fin de la semaine et je dis : il faut qu’Olivier Faure prenne ses responsabilités », a-t-il averti.

Météo incertaine à Marseille

Le Premier secrétaire élu est censé prononcer un discours lors de ce grand raout socialiste. Olivier Faure montera-t-il à la tribune sous les huées ? Ou faut-il repousser l’évènement en attendant de trouver une issue qui fasse consensus ? « Je préférerais qu’on trouve une voie de sortie politique maintenant », déclare Nicolas Mayer-Rossignol.

« Je ne souhaite pas » une scission du PS et « pour ma part je suis socialiste, je resterai socialiste », ajoute-t-il, dans un démenti de tout départ massif de ses proches. « La vérité c’est que ce parti est allé de divisions en divisions depuis des années », continue-t-il évoquant la baisse notable du nombre d’adhérents ainsi que le départ récent de figures socialistes comme Bernard Cazeneuve. « Il faut citer éviter ça. Les Français attendent une offre de gauche qui manque », plaide-t-il.

Au vu des dernières discussions entre le Premier secrétaire sortant et ses opposants, les deux jours restants avant le Congrès ne seront pas de trop. En début de semaine, Olivier Faure, Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy se sont retrouvés au siège du parti à Ivry. Qu’en est-il ressorti ? Pas grand-chose.

Le maire de Rouen a réclamé la mise en place d’une direction collégiale avec les trois sensibilités représentées et « évidemment avec fonction particulière » pour Olivier Faure, « peut-être d’animation de ce collège » au vu de son avance d’au moins dix points lors du premier vote sur la ligne générale du parti. Tout en revendiquant qu’il « puisse y avoir une égalité de responsabilité dans ce collège ».

De son côté, Olivier Faure a proposé des postes de « premiers secrétaires adjoints », refusés par  Mayer-Rossignol. Le maire de Rouen dit avoir sollicité Hélène Geoffroy et Olivier Faure pour une nouvelle rencontre ce mercredi. En espérant cette fois un résultat à l’issue.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi