Le risque cardiovasculaire lié à la consommation de viande, en partie expliqué par des métabolites issus de la digestion

ARTUR WIDAK / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Des chercheurs viennent de confirmer le lien entre les molécules produites par des bactéries intestinales après avoir mangé de la viande et un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires. Ces composés chimiques n’expliquent cependant qu’une partie du mécanisme. D’autres facteurs, comme l'insulino-résistance, entrent également en jeu dans ce processus complexe.

Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de décès dans le monde, selon l’ (OMS). Consommer régulièrement de la viande rouge et de la viande transformée, comme la charcuterie, semble être un des multiples facteurs impliqués dans la survenue de ces maladies.

Bien que largement étudiés, les mécanismes physiologiques expliquant le lien entre consommation de viande et maladies cardiovasculaires restent controversés. Jusqu’à présent, les études s’étaient plutôt penchées sur les niveaux de graisses saturées et le cholestérol sanguin pour expliquer le lien entre produits animaux et risques cardiovasculaires. Une nouvelle étude publiée le 1er août 2022 dans la revue révèle cependant le rôle du microbiote intestinal dans les liens entre consommation de viande et survenue de maladies cardiovasculaires.

Les chercheurs ont tout d'abord mis en évidence une augmentation significative de 15% d’événements cardiovasculaires chez les personnes qui mangent de la viande rouge cinq fois par semaine ou plus, par rapport aux individus qui en consomment seulement une fois par semaine ou moins. L'étude suggère également que la L-carnitine, un acide aminé très présent dans la viande rouge, joue un rôle relativement important dans cette augmentation du risque.

La L-carnitine et ses métabolites associés à un risque accru

En effet, en digérant la L-carnitine, les bactéries de notre tube digestif produisent des métabolites, dont est issu le N-oxyde de triméthylamine (TMAO). "Après avoir mangé des aliments d'origine animale, nos microbes intestinaux peuvent transformer les nutriments comme la L-carnitine en γ-butyrobétaïne et crotonobétaïne. Chacun d'eux peut être transformé en TMA par nos bactéries intestinales. La TMA peut ensuite être convertie en TMAO par certaines enzymes du foie", explique à Sciences et Avenir Meng Wang, un des auteurs de l'étude.

Les scientifiques ont découvert qu'une plus forte présence de TMAO et de ses métabolites explique environ 8% à 11% des ris[...]

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