Risque « élevé » de grippe aviaire : un arrêté impose le confinement des volailles françaises

© Alinne Rezende/Shutterstock/SIPA

Elles n'auront eu que quelques mois au grand air, cette année. Le niveau de risque lié à l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été réévalué jeudi par le ministère de l'Agriculture, passant de « modéré » à « élevé », comme l'annonce un arrêté publié au Journal officiel. Ce nouveau palier impose « la mise à l'abri de toutes les volailles ». À travers l'ensemble du territoire métropolitain, les volailles françaises de plein air sont donc contraintes de mettre leurs plumes à couvert, confinées pour une durée indéfinie.

« Dans un contexte marqué par une persistance inédite du virus dans l'environnement et une forte activité migratoire d'oiseaux sauvages, il est essentiel de renforcer les mesures de prévention pour éviter la contamination des élevages de volailles », se justifie le ministère de l'Agriculture dans un communiqué, précisant que les éleveurs récalcitrants ne pourront pas prétendre pleinement aux indemnisations de l’État en cas d'abattage sanitaire.

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Placées en zone de contrôle temporaire (ZCT), les grandes régions de production de volailles que sont la Bretagne, le Pays de la Loire et le département des Deux-Sèvres ont, elles, isolées leurs élevages dès la mi-octobre. Ces confinements à répétition sont regrettés par la Confédération paysanne qui indique auprès de l'Agence France-Presse redouter « la mort de l'élevage plein air ».

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