La riposte s'organise en Guinée, où Ebola a fait cinq morts

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La fièvre hémorragique Ebola a fait cinq morts, selon un nouveau bilan publié lundi 15 février 2021 en Guinée. Les autorités sanitaires du pays, les Nations unies et des ONG comme Médecins sans frontières organisent la riposte avec l'espoir d'éviter le scénario catastrophe de l'épidémie de 2013-2016 en Afrique de l'Ouest.

Selon le dernier bulletin épidémiologique de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), cinq personnes sont décédées, dont une a été confirmée positive au virus Ebola, les quatre autres étant considérés comme des "cas probables". Deux autres personnes ont été testées positives, précise l'agence, et dix supplémentaires présentent des symptômes.

Carte de Guinée localisant le sud-est du pays où plusieurs cas de fièvre hémorragique Ebola ont été recensés  (AFP - Kun TIAN)
Carte de Guinée localisant le sud-est du pays où plusieurs cas de fièvre hémorragique Ebola ont été recensés (AFP - Kun TIAN)

Carte de Guinée localisant le sud-est du pays où plusieurs cas de fièvre hémorragique Ebola ont été recensés (AFP - Kun TIAN)

Un "premier vol humanitaire d'urgence", avec à son bord des experts de l'ONU et du gouvernement guinéen, ainsi que des équipements sanitaires, est arrivé en début de soirée à Nzérékoré, en Guinée forestière (sud-est), a indiqué sur Twitter le bureau des Nations unies en Guinée. Une certaine confusion a régné pendant le week-end sur le nombre de victimes. Samedi, le ministre de la Santé, Rémy Lamah, avait évoqué quatre morts, bilan ramené à trois dimanche par l'ANSS.

Les sept cas confirmés et probables sont membres de la même famille, selon une source proche des autorités sanitaires. Il s'agit en premier lieu d'une infirmière de 51 ans de Gouécké, localité de quelque 23.000 habitants proche de Nzérékoré, décédée fin janvier. Les six autres personnes tombées malades, dont quatre sont depuis décédées, ont "séjourné auprès de la défunte et participé à son enterrement non-sécurisé".

Il y a des raisons d'être "inquiet", car le "patient zéro" ayant contaminé l'infirmière n'est pas identifié, selon un responsable d'une ONG sous le couvert de l'anonymat. Autre souci: "les potentiels contacts du mari, qui a voyagé jusqu'à Conakry on ne sait trop dans quelles conditions". "C'est toujours une inquiétude de voir émerger une maladie aussi sérieuse qu'Ebola", concède dans un entretien accordé lundi à l'AFP le représentant à Conakry de l'OMS, Alfred George Ki-Zerbo.

Des raisons d'être optimistes

Mais il tempère, en soulignant les leçons tirées des précédentes épidémies et les récentes avancées médicales, comme "[...]

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