«Rien n'a changé pour nous sur le plan sécuritaire»: à Gaza, pas un jour sans morts ni blessés

Des frappes violentes dans la bande de Gaza. L’armée israélienne poursuit son offensive dans l’enclave. Les bombardements visent l’ensemble du territoire palestinien, mais les plus meurtriers ont ciblé la ville de Rafah. Le bilan s’élève désormais à plus de 37 000 morts, selon un décompte palestinien.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Près de neuf mois de guerre, et pas un jour sans morts ni blessés. « L’annonce dimanche par l’armée israélienne, d’une pause humanitaire dans un secteur de Rafah, n’a absolument rien changé pour nous sur le plan sécuritaire », raconte Salma, une jeune gazaouie.

« Il y a eu un carnage à Nusseirat et à Rafah, la menace est permanente à cause des Quadcopters. Ce sont des petits drones antipersonnels, qui peuvent directement vous tirer dessus. On a appris qu’ils avaient ciblé aujourd’hui des habitants de Rafah. Mais les secours ne peuvent pas se rendre sur place, c’est trop dangereux. »

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Plus d’un million de Palestiniens ont quitté Rafah depuis début mai, et le lancement de l’offensive terrestre israélienne contre cette ville du sud de la bande de Gaza. Ils font face au manque d’eau et de nourriture. Salma fait partie de ces déplacés.


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