"Si le ridicule tuait, il tuerait plus que le Covid": la colère de Macron contre les élus locaux

Le service politique de BFMTV avec Jeanne Bulant
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Le président Emmanuel Macron a fait part de sa colère, en Conseil de défense la semaine dernière, à l'égard des élus locaux qui se montrent particulièrement critiques envers le gouvernement.

"Si le ridicule tuait, il tuerait plus que le Covid", a lâché Emmanuel Macron devant ses ministres la semaine dernière, lors du Conseil de défense sanitaire. Selon nos informations, le chef de l'État exprimait sa colère contre l’attitude de certains élus locaux face à la crise sanitaire.

Dans son viseur notamment, la maire socialiste de la capitale Anne Hidalgo, après des déclarations contradictoires de la mairie de Paris sur un potentiel reconfinement. Depuis fin février, Anne Hidlago répète être opposée à un confinement de Paris le week-end, comme cela a été mis en place à Dunkerque ou dans les Alpes-Maritimes.

Le chef de l'État "remonté" contre les élus

Depuis le mois de janvier, plusieurs maires dénonçent la lenteur de la campagne vaccinale et réclament de nouvelles doses pour pouvoir vacciner leurs habitants, tandis que le gouvernement tente de rassurer et assure que le retard pris sera rattrapé. Outre Anne Hidalgo, la maire de Lille Martine Aubry ou encore le maire de Dijon François Rebsamen, mais aussi les élus de Besançon, Cannes ou encore Nice s'étaient montrés particulièrement critiques à l'égard de la stratégie de l'exécutif.

"On a très bien travaillé avec les élus locaux depuis trois ans", souligne une ministre à BFMTV, "mais là, il y a beaucoup de critiques de la part des élus locaux depuis quelques semaines".

Par conséquent, Emmanuel Macron est "remonté" contre ces élus car "il considère qu’ils veulent se refaire la cerise sur la crise sanitaire", confie-t-elle encore. "Ce qui agace le président, ce sont les messages puis contre-messages de certains élus qui veulent juste prendre le contre-pied de ce que fait" le gouvernement.

Des propos explosifs pour l’exécutif, qui n’exclue pas de nouvelles restrictions en Île-de-France alors la situation sanitaire se dégrade sur le territoire. "Tout est sur la table pour la semaine prochaine", reconnaît un conseiller de l'exécutif.

Article original publié sur BFMTV.com

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