"Ridicule" ou "responsable": la réaction des candidats de gauche à la possible concurrence de Taubira

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  • Christiane Taubira
    Femme politique française
Christiane Taubira lors d'une visite au tribunal d'Aix-en-Provence, le 11 octobre. - -
Christiane Taubira lors d'une visite au tribunal d'Aix-en-Provence, le 11 octobre. - -

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Certains le craignaient, d'autres en rêvaient: Christiane Taubira a annoncé ce vendredi dans une vidée diffusée sur les réseaux sociaux "envisager" une candidature à l'Élysée. La proposition de la socialiste Anne Hidalgo d'organiser une primaire à gauche le 8 décembre avait relancé les paris sur le potentiel retour de l'ancienne ministre de la Justice de François Hollande. Une annonce qui n'a pas manqué de faire réagir à gauche, notamment parmi les candidats déjà déclarés.

"Battez-vous entre vous et laissez-moi tranquille"

Chez les écologistes, le Yannick Jadot a martelé sa volonté de rester dans le jeu. L'initiative de Christiane Taubira "n'est pas totalement à la hauteur des difficultés que rencontre notre pays", a-t-il jugé sur France Bleu. En conférence de presse un peu plus tôt, il raillait son annonce: "il faut plus de candidats pour moins de candidats. Faut la faire celle-là!" Et de fustiger: "la menace de l’extrême droite est là."

Son ex-rivale à la primaire des Verts, Sandrine Rousseau, seulement devancée de 2.100 voix, n'a pas manqué de mettre la pression à son candidat sur BFMTV. "Sa présence permet de remettre au cœur du débat la question du nombre de candidats et de candidates à gauche, j'ai toujours été pour l'union et je pense que c'est un sujet", a applaudi la présidente du conseil politique de Yannick Jadot.

"Il faut arrêter"

Dans une interview à Libération ce vendredi, la porte-parole du candidat, Delphine Batho, a détaillé les raisons de son désaccord sur le fond. "En vérité, la social-démocratie n’est pas claire sur le productivisme. Des déclarations sur l’écologie, même les banques et les compagnies pétrolières en font." La député explique rejette la primaire pour ne pas "abandonner toute idée d’alternative."

876450610001_6287296477001 Du côté de la France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, en déplacement en Martinique, a mis un peu plus de temps à réagir. "Battez-vous entre vous et laissez-moi tranquille", a-t-il fustigé au milieu de l'après-midi de ce vendredi. Avant d'ajouter, "il y a une élection dans trois mois, vous croyez qu'on a le temps de faire un congrès du PS avant?" Le candidat observe la situation d'un mauvais œil: selon lui, "la vieille gauche s'est mise dans une situation ridicule."

Un peu plus tôt, le député insoumis Eric Coquerel avait déploré une intervention "pas sérieuse": "il faut arrêter, on n'est pas dans une cour de récréation!", raillait-il sur BFMTV. Comme Yannick Jadot, le leader insoumis avait avait violemment fermé la porte à la proposition d'Anne Hidalgo d'organiser une primaire à gauche.

"Beaucoup de choses peuvent se passer en quatre mois. Certains peuvent annoncer leur candidature, d'autres peuvent la retirer. Cela ne sera pas mon cas", a abondé le candidat communiste Fabien Roussel depuis La Réunion.

Hidalgo demande un grand débat télévisé à gauche

Dans les équipes d'Anne Hidalgo, la méfiance est de mise. Il ne faut pas une énième candidature mais une union à gauche. Lors d'une conférence de presse ce vendredi midi, la maire de Paris et candidate a appelé ses concurrents à participer à un grand débat télévisé avant le 15 janvier. "Ce que Christiane Taubira a dit ce matin valide cette idée que pour se rassembler, pour se réunir, de façon transparente", il n'y a "pas d'autre façon de faire que de le faire à travers un vote organisé qui soit précédé par évidemment un certain nombre de débats", a-t-elle insisté.

"[Ce n'est] pas une candidature en plus mais au-dessus", a défendu pour sa part sur son compte Twitter Guillaume Lacroix, président du PRG. Ce proche de Christiane Taubira a salué "une démarche lucide et responsable."

Alors qu'elle n'est pas encore officiellement candidate, Christiane Taubira est créditée de 2% des intentions de vote dans un sondage paru ce jeudi, en cas de candidature en 2022. Selon une enquête Ipsos pour France 2 parue mardi, l'ancienne Garde des sceaux est perçue comme la plus à même de rassembler son camp par les sympathisants de gauche (46%), juste devant Jean-Luc Mélenchon (43%), et loin devant Anne Hidalgo et Yannick Jadot (29% tous les deux.

Article original publié sur BFMTV.com

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