Richard Ferrand «Les députés ne sont pas seulement des machines à voter à la queue leu leu»

Libération.fr

Sans grande surprise, l’ancien socialiste, soutien de la première heure de Macron, a été investi candidat LREM à la présidence de l’Assemblée avec 64 % des suffrages. Il devrait succéder ce mercredi à François de Rugy.

Investi par ses collègues LREM avec 64 % des suffrages, Richard Ferrand, qui présidait jusqu’alors le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, doit être élu mercredi pour succéder à François de Rugy au perchoir.

Vous être sorti victorieux de la primaire interne à la majorité pour la présidence de l’Assemblée nationale. Heureux ?

Emu. J’ai toujours une émotion respectueuse en entrant dans l’hémicycle. Je pense toujours à des gens éminemment plus glorieux que moi qui y ont siégé. On se sent modeste et on a envie de se hisser. On se dit que c’est là que l’on sert notre démocratie et notre pays. Aujourd’hui me viennent à l’esprit les joies et les épreuves que j’ai vécues.

A quoi pensez-vous devoir votre investiture : votre bilan à la tête du groupe ou votre proximité avec Emmanuel Macron ?

D’abord je souligne que l’exercice démocratique auquel nous nous sommes livrés est inédit. Quatre députés se sont présentés, ont pu exprimer leur projet devant nos collègues avant le vote à bulletin secret. C’est une fierté démocratique d’avoir démontré qu’il peut y avoir une pluralité de candidatures, sans animosité et dans l’unité. Depuis quinze mois, nous avons fait un travail collectif formidable. On a appris à s’apprécier, traversé des épreuves, et j’ai le sentiment qu’un lien de confiance s’est noué. Ma relation avec le président de la République est connue, on a commencé l’aventure ensemble, ce n’est pas un secret…

Comment allez vous garantir la place des oppositions ?

La démocratie parlementaire, c’est à la fois la liberté totale d’expression et la nécessité d’un certain ordre républicain respectueux de tous. Si je suis élu président de l’Assemblée, je reste membre de mon groupe d’origine mais je deviens surtout le garant du strict respect des prérogatives du (...)

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