Richard Ferrand appelle les oppositions à "se ressaisir" face à Le Pen

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Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), le 26 janvier 2021 à l'Assemblée à Paris  - Bertrand GUAY © 2019 AFP
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), le 26 janvier 2021 à l'Assemblée à Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) appelle les oppositions à "se ressaisir" face à Marine Le Pen, qui "n'incarne pas les valeurs de la République" et pourrait se retrouver à nouveau face à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

"La France ne peut pas s'habituer à devoir choisir tous les cinq ans entre un candidat progressiste et un autre qui n'incarne pas les valeurs de la République. Aux oppositions de se ressaisir!", plaide dans Paris Match ce proche du chef de l'Etat, qui juge les oppositions "plus abîmées qu'en 2017".

"Triste vacuité"

"Le quatuor Mélenchon-Hidalgo-Jadot-Piolle propose quelles solutions à part le spectacle de ses rivalités ? Que dit le trio Bertrand-Pécresse-Wauquiez à part resservir des recettes qui n'ont jamais marché ?", lance l'ancien ministre issu des rangs socialistes.

"On nous reproche d'être les instigateurs du duel annoncé entre Le Pen et Macron qui serait en réalité le fruit de la triste vacuité des oppositions", selon lui.

Et l'élu du Finistère de marteler encore: "Plutôt que de diriger chaque jour leurs attaques contre le président, les oppositions seraient elles aussi bien inspirées de montrer quelle imposture sont l'extrême droite et Marine Le Pen. Il est temps de libérer la France du mirage Le Pen".

Marine Le Pen, "une caricature"

Richard Ferrand ne se "résou(t)" pas à un match retour Macron-Le Pen en 2022: "Marine Le Pen ne progresse pas, ce sont les autres oppositions qui reculent. Je n'ai pas constaté de raz de marée aux municipales. Je crois au contraire qu'elle marche vers le cimetière politique où les Français ont renvoyé tous ceux qui étaient prêts à tout pour conquérir le pouvoir sans savoir quoi en faire", considère-t-il.

La présidente du RN "est devenue une caricature", d'après le titulaire du perchoir: "elle ne pense qu'à son parti où elle pratique la purge permanente et revendique tous les abandons idéologiques".

Interrogé sur l'impact des élections de juin, Richard Ferrand répond que "les départementales et les régionales ne sont ni le troisième tour des municipales ni le prologue de la présidentielle". Et en cas de victoire du RN dans une ou plusieurs régions, "cela signifierait d'abord que les forces républicaines auraient été incapables d'unir les Français pour montrer qu'elles sont plus crédibles que le RN".

Article original publié sur BFMTV.com

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