11-Septembre - Richard Clarke : "Je ne pensais pas sortir vivant de la Maison Blanche"

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Richard Clarke était le coordinateur de la lutte anti-terroriste sous George W. Bush. Il a tenté de l’avertir de la menace, en vain. Il raconte comment, le 11 septembre 2001, il a géré les attaques depuis la salle de crise de la Maison Blanche. 

Paris Match. Où êtes-vous le 11 septembre 2001, à 8 h 46, quand le premier avion heurte la tour nord du World Trade Center ?
Richard Clarke. Je donne une conférence à côté de la Maison-Blanche où, ironie de l’histoire, j’explique que ce genre d’attentat peut se produire à tout moment. Pendant que je parle, mon bipeur sécurisé [que nous utilisons à l’époque pour communiquer] se met à vibrer avec insistance. J’écourte mon discours, j’appelle mon équipe et mets en alerte la cellule de crise. Une fois sur place, je me précipite dans le bureau de Condoleezza Rice, la conseillère à la Sécurité nationale. Son assistant m’apprend qu’elle est dans le bureau du vice-président Dick Cheney et qu’ils m’y attendent.

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Quelle fonction occupez-vous alors dans l’administration Bush?
Je suis le coordinateur de la lutte antiterroriste. Haut fonctionnaire “non partisan” ayant travaillé pour quatre présidents [Reagan, Bush père, Clinton et Bush fils], j’ai de bons rapports à droite comme à gauche. J’avais un accès direct au président Bill Clinton. J’ai été rétrogradé sous Bush fils, il m’a néanmoins gardé en raison de ma connaissance des dossiers antiterroristes. J’avais demandé de quitter mes fonctions quelques mois avant le 11 septembre, mais Condi Rice avait insisté pour que je reste, le temps de trouver et former un successeur…

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Vous avez tenté de prévenir Bush et son entourage de l’imminence de la menace…
Oui, je savais depuis quelques mois qu’Al-Qaïda préparait quelque chose de “catastrophique”. J’en ignorais la forme, la date, le lieu et même le pays, mais la CIA avait intercepté des messages(...)


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