Richard Anthony et ses pensions alimentaires : « Mes ex-femmes m'adorent »

Par Florent Barraco
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Richard Anthony en 1992.
Richard Anthony en 1992.

Dans l'esprit général, Richard Anthony n'est qu'un copieur de tubes américains et un chanteur has been. Quand on se plonge dans sa discographie et la chronologie française, c'est un révolutionnaire. Invité de Thierry Ardisson dans Le Bar de la plage (émission disponible sur la chaîne INA ArdiTube), l'artiste revient en 1992 sur son tube « Et j'entends siffler le train », qu'il a importé en 1962. « C'était un folklore américain écrit 200 ans plus tôt. Je me dis qu'il faut le faire en français et j'ai demandé à mon ami Jacques Plante de faire les paroles. [?] C'est comme ça qu'est sorti le premier tube de l'été alors que personne n'en voulait », se souvient-il. Le succès est étourdissant et court sur cinq décennies.

Le parcours de Richard Anthony, décédé en 2015, est chaotique. Après avoir commencé une carrière de VRP en réfrigérateurs, le chanteur a une idée de génie : importer les chansons américaines qui « marchaient fabuleusement bien ». Il sera le pionnier, copié ensuite par Johnny Hallyday, Eddy Mitchell ou Claude François. « Donne-moi ma chance », « Nouvelle Vague », « À présent tu peux t'en aller », « J'irai twister le blues »? autant de tubes qui vont marquer les Français et faire de l'artiste une star des années 1960-1970. Puis, finalement, tout s'arrête. Richard Anthony prend un break de trois mois? qui durera quatre ans. Une éternité dans le show-biz. Le public est passé à autre chose. S'ajoutent des problèmes de santé et d'argent.

Un redressement [...] Lire la suite