"Je riais, je pleurais" : 40 ans après, elle retrouve son père biologique grâce à l'ADN

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Morgan, une Alsacienne d'une quarantaine d'années, vient de retrouver son père biologique, Jacques, grâce à des test ADN interdits en France. Les retrouvailles ont eu lieu 40 ans plus tard. "Je riais, je pleurais. Je ne savais plus comment je m'appelais !" raconte Morgan dimanche au micro d'Europe 1.

Morgan est alsacienne, Jacques savoyard. Ce père biologique et sa fille vivent une très belle histoire depuis qu'ils se sont retrouvés, après 40 ans de séparation. Pour ce faire, ces deux inconnus ont dû contourner la législation française qui interdit aux particuliers de réaliser des tests génétiques. Chaque année, comme Morgan et Jacques, entre 100 000 et 200 000 Français en font donc faire à l'étranger. C'est d'ailleurs une société israélienne qui a mis en relation le père biologique et sa fille.

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"Je ne savais plus comment je m'appelais !"

Morgan a presque 25 ans quand elle apprend que son père n'est pas son père biologique. Elle se met alors à sa recherche, en vain. Vingt années s'écoulent jusqu'à ce fameux test ADN., ou plutôt ces tests ADN. Car quelques semaines plus tard, complètement par hasard, un octogénaire savoyard, Jacques, fait la même chose. La mise en relation commence. "Et là je clique sur le bouton : 50 % d'A.D.N. en commun avec cette personne. Estimatif : père. Je riais, je pleurais. Je ne savais plus comment je m'appelais ! Sa première question a été : 'Qui est ta mère ?'", se souvient Morgan au micro d'Europe 1.

Jacques ignore alors qui est la mère de sa fille. Morgan est en fait le fruit d'un amour de jeunesse éphémère. "Le jeune papa que j'étais a fui ses responsabilités. Je m'en veux terriblement", confie Jacques à Europe 1. "Peu à peu, j'ai oublié tout ça." Mais peu importe pour le (...)

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