C'est fini, Emmanuel Macron sera notre prochain président de la République

Philippe Bilger
C'est fini, Emmanuel Macron sera notre prochain président de la République. REUTERS/Martin Bureau/Pool

Cette fois, ça y est. C'est fini.

Emmanuel Macron sera notre prochain président de la République. Il vaincra évidemment Marine Le Pen au second tour et le débat entre eux, le 3 mai, sera attendu avec impatience mais il ne sera pas susceptible de modifier ce "plafond de verre" même suprême dont le FN va encore pâtir.

On a commencé d'ailleurs d'emblée – et cela ira jusqu'à la nausée démocratique – à multiplier les soutiens à Emmanuel Macron, même de la part de ceux qui au gouvernement et durant cinq ans, à cause de leur politique si peu populaire ont fait monter le Front national.

Cette campagne prétendument pauvre sur le fond aura été excitante, stimulante, anecdotique, choquante, injuste et partiale. La justice s'en sera mêlée à son corps défendant mais il y a des irruptions médiatiques qu'on n'a pas le droit de négliger. François Fillon n'a pas cessé de décliner après son triomphe de la primaire. D'abord à cause de certaines incertitudes programmatiques puis en raison des "affaires" qu'on a d'emblée collées à son statut de favori sans lui laisser une seconde de répit par la suite. Détournant le citoyen de la qualité de son projet pour ostensiblement ne l'occuper qu'avec la découverte d'une personnalité surprenante, voire décevante. Qui par ailleurs a très mal géré sa défense. François Fillon s'est exprimé avec beaucoup de classe pour reconnaître son échec et en assumer seul la responsabilité. Il votera en faveur d'Emmanuel Macron.

Je considère que les "puristes" dédaigneux de cette campagne ont eu tort. Il faut croire que le peuple n'a pas agréé l'avis de ses élites prétendues. Puisque la participation a été considérable et que l'abstention se situe à un niveau acceptable de 20%. Les primaires n'ont pas saturé, elles ont avivé, ravivé la passion civique.

Il y aura toujours des indifférents chroniques qui se moquent comme d'une guigne de la chose publique mais surtout une masse structurellement déçue qu'aucune espérance n'a mobilisée pour favoriser son...

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