Rhône: 15 ans après le meurtre de Marine Boisseranc, les enquêteurs lancent un appel à témoins

Cyrielle Cabot
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Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement de Paris a été condamné lundi à huit ans d'emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment - Thomas COEX © 2019 AFP
Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement de Paris a été condamné lundi à huit ans d'emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment - Thomas COEX © 2019 AFP

L'affaire sur le meurtre de Marine Boisseranc est relancée. En 2005, la jeune femme de 20 ans avait été retrouvée assassinée dans son salon dans la petite commune de Chazay-d’Azergues, dans le Rhône, tuée par douze coups de couteau. Quinze ans après les faits, son meurtrier n'a jamais été identifié.

Ce vendredi, la préfecture du Rhône lance cependant un appel à témoins pour explorer une piste suspecte. Elle demande ainsi aux habitants de la commune et alentour des informations sur un couple: Stéphane Moitoiret Noëlla Hego. L'homme, qui a déjà été condamné pour le meurtre d'un petit garçon dans l'Ain en 2008, aurait été vu dans la commune avec sa compagne à deux reprises le jour du meurtre.

"Veuillez prendre attache avec l'office central de répression des violences aux personnes si le couple Stéphane Moitoiret et Noëlla Hego, précédemment mis en cause dans le meurtre du petit Valentin Crémault, a été hébergé sur votre commune aux cours de l'année 2005."

"Ils se présentaient comme pélerins"

"Ce couple se déplaçait à vélo, ils arrivaient en général en fin de journée dans les villages. Stéphane Moitoiret prenait contact soit avec un élu, soit un représentant de la paroisse soit chez l'habitant", poursuit l'appel à témoins. "Ils se présentaient comme pélerins et demandaient à être hébergés pour une ou plusieurs nuitées."

L'affaire a été relancée en décembre 2020. Un retraité assure alors auprès du Progrès avoir croisé le couple le jour du meurtre, le 11 octobre 2005, à quelques mètres de la maison de la victime. Quelques jours plus tard, une enseignante fait une déclaration similaire.

Si le couple a été hébergé sur votre commune en 2005, l’appel à témoins invite à joindre l’OCRVP: dcpj-ocrvp-appel-a-temoin@interieur.gouv.fr

Article original publié sur BFMTV.com