Revue de presse Asie : premières explications après la crue catastrophique dans une vallée indienne de l'Uttarakhand

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REVUE DE PRESSE ASIE. Au sommaire de cette semaine les premières interprétations par des géologues indiens, qui semblent confortées par les données satellites sur la crue catastrophique qui a fait 37 morts et un peu moins de 200 personnes portées disparues. Un webdocumentaire sur un autre drame plus insidieux qui appauvrit le Népal, l'extraction irraisonnée de son sable. Enfin les protestations - minoritaires - de l'utilisation policière de l'application de traçage du Covid-19 singapourienne, TraceTogether.

En Inde, dans l’État de l’Uttarakhand, des sauveteurs par des flots de boues et d’eau qui se sont engouffrés dans les tunnels où ils travaillaient le 7 février dernier. L’origine immédiate de cette crue soudaine est probablement plus en amont, à 5600 mètres plus haut. Les premières explications données sur les causes de la catastrophe avançaient pêle-mêle le réchauffement climatique, la rupture d’un lac glaciaire, la de cette région du monde, l’incompatibilité de la sismicité locale et des barrages hydroélectriques. La crue fatale survenue en ce début de février est probablement liée à certains de ces aspects mais il est difficile d’établir une chaîne unique de conséquences.

Une poignée de scientifiques du Wadia Institute of Himalayan Geology (WIHG), emmenés par l’aviation militaire indienne, est partie examiner le glacier d’aussi près que possible. Leurs premières conclusions dressent un scénario en plusieurs épisodes : le premier acte du drame se serait joué sur un glacier suspendu, un flanc de montagne où la glace s’accumule et se tasse. Selon les scientifiques dont les explications sont recueillies par l’ du site d’information indien , de la matière rocheuse serait tombée en même temps que la glace accumulée sur ce glacier suspendu. Les roches seraient tombées sur un torrent de montagne en contrebas. Les gravats ont fait bouchon et créé un lac de rétention. Le deuxième temps du drame serait, toujours selon les géologues du WIHG, lié à une nouvelle chute de rochers qui ont probablement détruit la “digue” du bassin d’eau, entraînant des vers la vallée. En observant les vidéos prises par les témoins ce jour-là, ils constatent la viscosité de la matière qui déboule sur un relief fortement pentu : il y a plus de débris que d’eau entraînés par la gravité qui ont englouti deux centrales hydroélectriques en construction, un pont, et des villages disséminées le long de deux rivières ont été submergés par ces crues violentes. Quatre jours après le drame, les secouris[...]

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