Revivez notre rencontre avec Andreï Kourkov

Andreï Kourkov lors de son entretien en partenariat avec « Le Point » au Festival du livre de Paris.
Andreï Kourkov lors de son entretien en partenariat avec « Le Point » au Festival du livre de Paris.

Dans son dernier livre (Les Abeilles grises, Liana Levi), publié en France en janvier dernier, Andreï Kourkov raconte, comme toujours, le chaos qui secoue l'ex-URSS. Son récit se déroule dans la « zone grise », ces terres ukrainiennes occupées par la Russie depuis 2014. Dans un petit village abandonné coincé entre l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses, deux laissés-pour-compte, Sergueïtch et Pachka, apprennent à vivre ensemble pour ne pas sombrer. Jusqu'à ce que l'un des deux, un apiculteur qui croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles (elles attiraient avant la guerre des clients venus de loin pour profiter d'étranges séances d'« apithérapie »), estime que celles-ci doivent vivre loin des kalachnikovs et entraîne ses six ruches sur une remorque vers l'ouest.

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« Le livre a été critiqué en Ukraine parce que ce n'était pas un “livre de guerre” », raconte Kourkov, qui a l'habitude d'être critiqué. Il y a quelques années, il était la bête noire de l'Académie nationale de littérature qui considérait que ses livres se moquaient trop du pays. « Avec Les Abeilles, on m'a dit que je ne valorisais pas assez le combattant ukrainien, ses exploits, son courage, et que c'était un livre défaitiste. » Depuis l'offensive russe, son récit a pourtant pris une nouvelle dimension. C'est désormais une douce poésie comme écrite sous le feu. Visionnez notre rencontre avec ce grand combattant des mo [...] Lire la suite

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