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"Des revenus en moins" : la jachère obligatoire, symbole des crispations des agriculteurs

Depuis 2023, l'Union européenne exige qu'une partie des terres arables de chaque exploitation soit laissée en jachère en continu. Une mesure présentée par Bruxelles comme indispensable pour préserver la biodiversité, mais perçue par les agriculteurs comme une énième contrainte à satisfaire.

Les agriculteurs maintiennent la pression. Si de nombreux barrages routiers ont été levés, les syndicats agricoles ont continué à faire entendre leurs revendications mardi 30 janvier. Selon les syndicats – FNSEA, Jeunes agriculteurs (JA) et Coordination rurale en tête –, certaines demandes centrales n'ont pas été entendues. Parmi elles, supprimer les zones de non-traitement aux produits phytosanitaires, qui fixent des distances de sécurité près des habitations pour l’épandage de certains pesticides, mais aussi celle de supprimer l’obligation de mettre une partie des terres agricoles en jachère.

Dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), les agriculteurs doivent respecter certaines conditions agro-environnementales pour pouvoir bénéficier d'aides européennes. Or, la nouvelle version du texte, qui porte sur la période 2023-2027, impose d'avoir continuellement 4 % des terres arables en "zone non productive". En d'autres termes, d'arrêter d'exploiter une partie des parcelles.

"Assurer un revenu digne à tous les agriculteurs"


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