Un revenu pour les moins de 25 ans

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À la veille du lancement d’un revenu d’engagement pour les jeunes en difficulté, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, s’est rendue en Scandinavie afin de comprendre la réussite de ces pays dans le domaine de l’insertion professionnelle.

Karl Emil longe l’un des campus de Copenhague un matin pluvieux du mois d’août, mais il ne fait pas sa rentrée universitaire cette année. L’an prochain peut-être. Pour le moment, ce jeune Danois va travailler dans un restaurant. Il vient d’avoir son bac et perçoit déjà, depuis deux ans et son dix-huitième anniversaire, une aide de l’État pour étudier : 950 couronnes par mois, soit 128 euros. Il recevra un montant plus élevé lors de son inscription dans l’enseignement supérieur. Karl Emil se dit «chanceux» de bénéficier d’une telle prise en charge : «Même si je n’en avais pas vraiment besoin car je vis chez mes parents, cet argent a été indispensable pour plusieurs amis qui s’assument seuls. C’est une motivation formidable pour étudier sereinement.»

Considérés dès leur majorité comme des adultes indépendants, les Scandinaves quittent tôt le domicile parental pour prendre leur autonomie –à 21 ans en moyenne au Danemark et 17 ans et demi en Suède, contre 24 ans en France. Presque les deux tiers d’entre eux ont un emploi rémunéré en parallèle de leurs études, et ils sont nombreux à multiplier les années de césure. Leur émancipation est facilitée par les allocations qu’eux-mêmes, et non leurs parents, perçoivent, puisque aucune disposition fiscale ne les relie plus à eux après la majorité, comme en France. Au Danemark, l’un des plus généreux pays au monde envers sa jeunesse, le «soutien de l’État à l’éducation», ou «SU», est distribué pendant six ans maximum. Cumulable avec un autre revenu plafonné, il n’est soumis à aucune condition de ressources. Son montant peut atteindre 850 euros par mois et un prêt pour le compléter, remboursable sur quinze ans. Ils ne sont qu’à peine 27% à contracter ce dernier, selon les relevés(...)


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