Revalorisation des retraites : une hausse de 5,1 % dès le 1er novembre

13 millions de retraités affiliés à l’Agirc-Arrco sont concernés par cette hausse.   - Credit:THIBAUT DURAND / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
13 millions de retraités affiliés à l’Agirc-Arrco sont concernés par cette hausse. - Credit:THIBAUT DURAND / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un détournement. Voilà ce que craignent les dirigeants du régime de retraite complémentaire des cadres et des salariés du privé Agirc-Arrco. Alors qu'ils avaient une bonne nouvelle à annoncer aux 13 millions de salariés qui leur font confiance, à savoir une revalorisation de 5,12 % de leur retraite complémentaire, les administrateurs se sont davantage épanchés sur leurs craintes liées à la réforme de la Sécurité sociale. À partir du 1er janvier, la collecte des cotisations retraite ne serait plus assurée par l'Agirc-Arrco, mais par l'Urssaf. Dès lors, les cadres des retraites affiliés ont dénoncé un risque de « captation » de leurs recettes par la Sécu et réclamé « a minima le report » de ce projet.

La grande caisse craint donc un grand « détournement ». Le président de l'Agirc-Arrco, Didier Weckner, a employé le mot à plusieurs reprises lors d'une conférence de presse pour dire tout le bien qu'il pense du transfert du recouvrement de ses quelque 87 milliards d'euros de cotisations à l'Urssaf – qui assure la trésorerie de la Sécu. Une réforme votée fin 2019, en plein débat sur le « système universel » de retraite, mis au rebut depuis le Covid. La mesure a néanmoins été maintenue, même si son entrée en vigueur a été repoussée d'un an. Mais, « à trois mois du démarrage, personne n'est prêt », a affirmé le directeur du régime complémentaire, François-Xavier Selleret, alertant sur un « risque majeur » pour le calcul des droits des futurs retraités du privé.

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