Retrouver l'odorat : où en est la recherche médicale ?

Beaucoup ont expérimenté la perte de ce sens à cause du Covid. En fait, l’anosmie (perte totale de l’odorat) touche environ 5 % de la population. Or, selon une étude de l’Inserm, un odorat en panne affecte le plaisir de manger, les relations sociales et expose à des risques d’accidents domestiques. La recherche reste très embryonnaire. Des scientifiques américains ont mis au point un implant nasal qui stimule électriquement les nerfs du bulbe olfactif grâce à des électrodes placées dans les cavités des sinus. Sur cinq personnes testées (à l’odorat intact), trois ont réussi à sentir des odeurs (oignon, antiseptique, arômes acides et fruités).

Chez la souris, cette thérapie cellulaire a permis de créer des neurones sensoriels olfactifs qui se connectent au bulbe olfactif. Le passage aux essais chez l’humain n’est pas pour tout de suite… Le CEA et la start-up française Aryballe planchent, eux, sur un nez électronique. Cette prothèse combine des capteurs d’odeurs miniatures et des stimulateurs neuronaux. Ce nez artificiel reconnaît environ 500 odeurs… contre 1 000 milliards pour notre nez. Destiné à l’industrie du parfum, ce dispositif fait l’objet d’un projet de recherche qui doit mener, à terme, à la création d’une prothèse olfactive pour les personnes souffrant de perte d’odorat.

Au fond de la cavité nasale, dans l’épithélium olfactif, les récepteurs des neurones olfactifs sont stimulés par les molécules odorantes. Ces neurones envoient l’information dans le bulbe olfactif. Ce (...)

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