Retraites: le Sénat a imposé sa réforme, selon Retailleau (LR)

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a estimé mercredi que la majorité avait présenté une réforme des retraites identique à celle voulue par le Sénat à majorité de droite, tandis que plusieurs députés LR demandaient des garanties sur les carrières longues.

"Ce n'est pas nous qui allons voter la réforme du gouvernement, c'est le gouvernement d'Élisabeth Borne qui va faire voter la réforme que nous proposons au Sénat depuis plusieurs années", s'est félicité sur France Inter le sénateur de Vendée.

Selon lui, "sur les 62 députés (LR), une très grande majorité va le voter. Il y a peut-être une douzaine, une quinzaine qui pourrait ne pas le voter". Mais "je ne vois pas comment on peut ne pas voter une réforme qu'on a appelée de nos vœux depuis des années", a ajouté M. Retailleau.

Défenseur d'une droite populaire, le député du Lot Aurélien Pradié a lui estimé que "tous ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans et en particulier à 20 ans vont être les grands perdants de cette réforme".

Il faut pouvoir leur dire "dès que vous aurez votre durée de cotisation nécessaire, 42 puis 43 ans dans le cadre de la réforme Touraine, vous pourrez partir à la retraite avant même l'âge légal. J'en fais une condition", a-t-il ajouté sur Sud Radio.

Sur les petites retraites il faudra aussi "s'assurer que ceux qui sont déjà en retraite bénéficient aussi des 1.200 euros" promis aux nouveaux retraités car selon lui "c'est pas tout à fait clair".

"Si ce n'est pas dans le texte, nous ne le voterons pas", a abondé le député du Nord Pierre-Henri Dumont sur RFI.

Pour le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, "la Première ministre doit faire évoluer son projet en mettant davantage de justice" car "c'est une reforme de gens qui vont bien pour les gens qui vont bien".

Il a plaidé pour que "celui qui a commencé à travailler tôt et a les 43 ans (de cotisation) puisse partir à taux plein avant ses 64 ans".

Et "je veux que les régimes spéciaux soient vraiment concernés" car "la clause du grand-père c’est dans 43 ans, c’est pas possible", a-t-il ajouté sur BFMTV/RMC.

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