Retraites, pouvoir d'achat, institutions... Par quoi Macron va-t-il débuter son nouveau mandat?

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Vainqueur du second tour de l'élection présidentielle ce dimanche, le chef de l'Etat veut aller très vite sur plusieurs chantiers. En attendant l'élection des députés le 19 juin qui devrait permettre de faire voter des mesures en faveur du pouvoir d'achat, le locataire de l'Élysée devrait d'abord lancer plusieurs consultations.

Pas de temps mort. À peine réélu, Emmanuel Macron devrait s'atteler à plusieurs chantiers. Alors que l'Assemblée nationale ne siégera pas avant la fin du mois du juin, le président - victorieux ce dimanche soir avec 58,6% des voix selon notre estimation Elabe pour BFMTV et L'Express avec SFR - va d'abord devoir avancer sur des mesures symboliques qui ne nécessitent pas de passer par le Parlement. Avant de porter des réformes plus concrètes.

• Une grande consultation autour des retraites

Interpellé à de multiples reprises lors de ses déambulations pendant la campagne du second tour sur l'allongement de l'âge de départ à la retraite à 65 ans, Emmanuel Macron veut déminer ce sujet explosif dès le début de son nouveau mandat. Il devrait donc consulter très largement les partenaires sociaux et donner du grain à moudre.

"L'idée, c'est qu'on puisse sentir qu'on met des choses dans la négociation, que tout n'est pas figé et qu'on est à l'écoute", explique un député spécialiste du sujet des retraites à BFMTV.com.

Les syndicats n'avaient guère goûté la méthode de l'exécutif lors du précédent quinquennat pour tenter de déployer la retraite à points, reportée sine die avec la crise sanitaire.

L'économiste Antoine Bozio, qui avait été l'un des principaux inspirateurs de la réforme pendant la campagne, avait d'ailleurs dénoncé dans une tribune au Monde en 2018 "l'échec de la construction collective d'un consensus". "Notre pays est loin d’avoir démontré, à cette occasion, sa capacité au débat démocratique transparent", y expliquait encore le directeur de l'institut des politiques publiques.

• Une réflexion sur la modernisation des institutions

C'est l'un des grands classiques des débuts de mandat. A l'instar de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le comité Balladur ou de François Hollande en 2012 avec le comité Jospin, Emmanuel Macron devrait organiser "une convention transpartisane pour moderniser nos institutions, pour plus d'efficacité et de vitalité démocratique", d'après son programme.

Au menu de ce dispositif qui pourrait réunir de grandes figures intellectuelles et des profils plus politiques comme d'anciens Premiers ministres, la réflexion sur une meilleure reconnaissance du vote blanc, sur la mise en place d'un scrutin à la proportionnelle pour les législatives ou encore sur la modification des règles de parrainages pour les candidats à la présidentielle.

Le président avait déjà fait campagne en 2017 sur la volonté de réformer les institutions. Sans succès, faute de parvenir à un consensus avec le Sénat sur le sujet.

• Une convention citoyenne sur la fin de vie

Emmanuel Macron a promis dans son programme de rendre la fin de vie "plus humaine". Il souhaite donc "lancer une convention citoyenne qui associera citoyens, spécialistes de l'éthique et professionnels", sur le modèle de celle lancée à l'issue de la crise des Gilets jaunes pour "parvenir à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre dans un esprit de justice sociale".

Le président n'a jamais pris de position claire sur la question de l'euthanasie. Alors que plus de 160 députés de la majorité avaient signé une proposition de loi visant à légaliser l'aide médicale active à mourir en 2018, ils n'avaient pas obtenu l'autorisation du groupe LaREM de l'inscrire à l'ordre du jour.

• De premières mesures d'urgence sur le pouvoir d'achat

Les députés, élus le 19 juin prochain, devraient pouvoir commencer leurs travaux parlementaires dans les jours qui suivent. Ils devraient avoir à se prononcer très rapidement sur une "loi exceptionnelle sur le pouvoir d'achat".

Au menu: la prolongation de mesures déjà existantes comme le bouclier tarifaire sur l'énergie et la remise à la pompe. Le chèque alimentaire et l'indexation des pensions de retraites sur l'inflation dès le mois de juillet au lieu du 1er janvier prochain seront également à l'ordre du jour.

Ces différentes mesures devraient donner lieu à un vote sur le projet de loi de finances rectificatives de 2022.

Article original publié sur BFMTV.com

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