Retraites: le patron de LR Eric Ciotti prêt à "voter une réforme juste"

Éric Ciotti, le 21 juin 2022, à son arrivée à l'Assemblée nationale à Paris - Julien de Rosa - AFP
Éric Ciotti, le 21 juin 2022, à son arrivée à l'Assemblée nationale à Paris - Julien de Rosa - AFP

Le patron de LR Eric Ciotti se dit prêt à "voter une réforme juste" des retraites et pense avoir été entendu par le gouvernement qui doit présenter mardi son projet, indique-t-il dans le Journal du Dimanche.

"La situation budgétaire, démographique et économique impose cette réforme" et "je souhaite donc pouvoir voter une réforme juste qui sauve notre système de retraite par répartition", déclare dans cet entretien le député, dont le groupe à l'Assemblée nationale détient la clé d'une adoption sans l'arme constitutionnelle du 49.3.

"S'étaler sur deux quinquennats"

"Politiquement, la droite de gouvernement a toujours soutenu la nécessité d'une réforme des retraites qui conduit à travailler un peu plus", et la voter relève "d'une question de cohérence et de responsabilité", appuie l'élu des Alpes-Maritimes.

Mais, ajoute-t-il, "pour rattraper (le) temps perdu", Emmanuel Macron "propose en pleine crise économique et sociale une réforme qui apparaît, aux yeux des Français, comme beaucoup trop sévère". Ainsi Eric Ciotti a demandé à la Première ministre "d'atténuer la brutalité de la réforme".

Elle doit selon lui "s'étaler sur deux quinquennats", avec un relèvement de l'âge légal de départ à 63 ans en 2027 puis 64 ans en 2032. C'est ce que pourrait annoncer mardi la cheffe du gouvernement, après avoir envisagé 65 ans.

Des annonces attendues avec vigilance

Le minimum retraite à 1200 euros programmé par l'exécutif devra s'appliquer aux nouveaux entrants et aussi "de façon rétroactive aux retraités actuels qui bénéficient des pensions les plus modestes", ce qui "sera une des conditions de notre vote", prévient le dirigeant du parti de droite.

A-t-il été entendu par Elisabeth Borne, rencontrée jeudi? "Spontanément, je répondrai oui", répond Eric Ciotti, qui attend cependant ses annonces mardi "avec vigilance".

"Je m'efforce de faire en sorte, notamment avec Olivier Marleix, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié, que la position de notre famille politique soit, bien entendu, unique et responsable. Je n'ai aucun doute sur le fait que ce sera le cas", ajoute-t-il au sujet des sensibilités différentes entre députés et sénateurs LR.

Article original publié sur BFMTV.com