Retraites: Marine Le Pen dénonce l'"hypocrisie" des syndicats qui rejettent le RN dans les manifestations

Marine Le Pen sur BFMTV-RMC le 23 janvier 2023  - BFMTV
Marine Le Pen sur BFMTV-RMC le 23 janvier 2023 - BFMTV

"Notre rôle, c'est de mener le combat à l'Assemblée nationale". Invitée de BFMTV-RMC ce lundi, Marine Le Pen a justifié la non-présence du Rassemblement national (RN) aux manifestations contre la réforme des retraites, à laquelle la formation d'extrême droite est opposée.

Selon elle, "chacun doit courir dans son couloir", même si "toutes les mobilisations sont bonnes". La cheffe des députés RN distingue plusieurs "combats", entre ceux à "l'Assemblée nationale", "dans la rue" et "auprès des médias pour expliquer la nocivité de cette réforme".

"Mener la bataille à l'Assemblée nationale"

"Les syndicats vont dans la rue, c'est légitime [...] mais nous [...] notre rôle, c'est évidemment de mener la bataille à l'Assemblée nationale", a défendu la triple candidate à l'élection présidentielle.

Reste qu'au RN, tous n'ont pas repris ces éléments de langage. Certains ont-ils prévu de se rendre à la prochaine mobilisation intersyndicale le 31 janvier prochain? "Peut-être, moi je ne l'exclus pas", a répondu Sébastien Chenu, vice président du parti à la flamme sur France 2 vendredi dernier.

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Problème néanmoins pour les élus du RN: ils ne sont pas les bienvenus dans ces manifestations. Pourquoi? Parce que ces derniers ont "des valeurs opposées aux nôtres", a justifié Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, indiquant cependant faire "la différence entre des électeurs et des dirigeants". Son homologue de la CGT, Laurent Berger, est sur la même position.

"Hypocrisie"

Au micro de BFMTV-RMC, Marine Le Pen dénonce un "comportement hypocrite".

"C’est de l’hypocrisie que venir pleurer sur quelque chose dont ils sont responsables, c’est-à-dire l’élection d’Emmanuel Macron et de mener la guerre à ceux qui s’opposent depuis toujours à la réforme des retraites", tance-t-elle.

Pour s'opposer au gouvernement au sein de l'hémicycle, la quinquagénaire annonce que son groupe "déposera une motion référendaire", afin qu'il "existe un référendum", avec la question: "Est-ce que vous êtes en accord avec la loi que propose le gouvernement ou est-ce que vous êtes en désaccord?"

Article original publié sur BFMTV.com