Retraites : le gouvernement hausse le ton

Les deux textes de la réforme des retraites ont été présentés vendredi en conseil des ministres. L'occasion pour Emmanuel Macron de dénoncer à nouveau certains des opposants au projet.

Au cinquantième jour de mobilisation contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron ne cache plus son agacement face à certaines formes de protestation. Dans un entretien dans l'avion qui le ramenait d'Israël, jeudi soir, il avait déjà dénoncé «les discours politiques extraordinairement coupables» et même le caractère «séditieux» des opposants qui jugent que la démocratie n'est plus respectée en France. Lors du conseil des ministres, vendredi, il a enfoncé le clou, en visant plus spécifiquement les adversaires les plus radicaux de la réforme des retraites, dont les deux textes structurants étaient présentés ce jour-là. Selon la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, le président s'en pris aux «actes de violence» et à «la radicalité de certains blocages». Il a demandé «la plus grande fermeté à l'égard de leurs auteurs». «La haine de l'autre, l'intimidation de l'autre, au prétexte d'une divergence qu'elle soit politique ou syndicale ne peuvent en aucun cas être acceptables», a-t-il ajouté, selon Sibeth Ndiaye.

Alors que les grévistes sont moins nombreux qu'aux premiers jours du mouvement, notamment dans les transports, d'autres formes d'action ont émergé. Le siège de la CFDT, qui a quitté le mouvement de grève depuis l'annonce du retrait temporaire de l'âge pivot à 64 ans, a été pris pour cible à plusieurs reprises. Des coupures d'électricité ont été imposées par la CGT Energie, qui a par exemple décidé jeudi de viser trois usines d'incinération de déchets en Île-de-France. En Dordogne, des agents d'Enedis ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête pour «mise en danger de la vie d'autrui» suite à une coupure dans une entreprise classée Seveso le 10 janvier. Le secrétaire général de la(...)


Lire la suite sur Paris Match