Retraites: les députés républicains "prêts à soutenir une réforme" mais sous certaines conditions

Le chef de file des députés LR Olivier Marleix le 24 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris. - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Le chef de file des députés LR Olivier Marleix le 24 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris. - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

Les Républicains sont "prêts à soutenir une réforme" des retraites, à "quelques conditions" jugées "essentielles" sur les petites pensions et les carrières longues notamment, a affirmé mardi le patron des députés LR Olivier Marleix.

Parmi ces conditions, "on souhaite qu'à un moment la durée de cotisation l'emporte sur la question de l'âge" et les LR seront "très attentifs" à un dispositif de carrières longues, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

Il a également jugé "impératif" que la retraite minimale, "annoncée à 1200 euros" par mois, "ne soit pas proposée seulement aux futurs retraités", mais concerne aussi les retraités actuels.

Autre point de vigilance: "le rythme" de la réforme, qui ne doit pas être "brutal", a-t-il fait valoir, évoquant "un trimestre par an" de relèvement de l'âge légal, "ce qui amène à 63 ans à la fin du quinquennat, avec une clause de revoyure" et "64 ans sur le quinquennat suivant". Le président du parti LR Éric Ciotti s'est dit prêt ce week-end à "voter une réforme juste" des retraites, qui serait étalée "sur deux quinquennats". Enfin, il faut que l'argent des cotisations "aille aux retraités seulement", a estimé Olivier Marleix.

Dissonances au sein du parti?

Y a-t-il des dissonances chez LR sur l'opportunité de voter la réforme? "On attendra de connaître le texte" car "le diable peut se cacher dans les détails", a averti le chef de file des députés républicains.

"On est solidaire sur les mesures que nous avons mises sur la table", a-t-il ajouté. "Nous assumons la défense du système de répartition" qui est "l'ADN de notre famille politique".

"On n'est pas des potiches", a de son côté affirmé le député du Lot Aurélien Pradié, en promettant de "faire en sorte que cette réforme-là soit dans l'intérêt du pays".

"Si demain on a une réforme qui revalorise les petites pensions, permet aux retraites des femmes d'être meilleures, et à ceux qui ont commencé tôt de partir avec la seule durée de cotisation, on aura obtenu tout ce qui est nécessaire", a-t-il ajouté, plaidant pour "que ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans puissent partir avec 42, 43 annuités de cotisation".

Le député du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont a lui souligné le rôle de LR dans les inflexions du texte: "C'est nous qui avons adouci le projet de loi".

Article original publié sur BFMTV.com