Retraites: "déjà une bataille perdue par le gouvernement", selon Mélenchon

"Je crois que déjà il y a une bataille qui est perdue par le gouvernement (...), celle d'avoir convaincu les gens", a estimé Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis, au début de la manifestation contre la réforme des retraites jeudi à Marseille.

"Cette réforme n'a pas de sens" et Emmanuel Macron "ne tiendra pas", a également assuré le représentant LFI à propos du président.

"Il faut qu'il arrête, cela n'a pas de sens, ce bras de fer est inutile (...), cela l'honorerait", a-t-il estimé, au premier jour de la mobilisation contre ce projet.

"Dans le passé il y avait toujours un doute, est-ce que le système (du régime des retraites) est en danger... (…) mais (les gens) savent qu'on leur ment, que ce n'est pas vrai, on est encore en train de leur prendre un petit bout de vie pour le donner à d'autres, qui sont déjà ceux qui se gavent", a renchéri M. Mélenchon.

"Il faudrait qu'il y ait une justification et il n'y en a pas. Le régime de retraite n'est pas en déficit et il ne le sera pas", a-t-il insisté: les membres du gouvernement "ne savent déjà pas ce qui va se passer après demain et ils prétendent savoir ce qui va se passer dans 10 ans".

Selon la tête d'affiche des Insoumis, "le gouvernement a perdu sa première bataille, celle d'avoir convaincu les gens de la nécessité de la réforme, à partir de quoi la mobilisation devient plus facile à mettre en oeuvre" pour s'y opposer.

"Il est temps qu'il retire sa réforme, parce que pourquoi l'irresponsable aurait il le dernier mot ? L'irresponsable dans cette affaire, c'est celui qui provoque un bazar pareil dans le pays, simplement pour se faire plaisir et pour montrer que son quinquennat a un sens" et ensuite aller "raconter ça (au forum de) Davos" et dire "+vous avez vu moi les Français je les tiens+".

"Oui, il faut qu'il la retire purement et simplement" cette réforme, a poursuivi le leader Insoumis: "Cela s'est déjà produit dans l'histoire de France", a-t-il assuré en rappelant que "le président Mitterrand avait retiré sa réforme de l'école".

bap-cdc/jnb/bow