Retraites et clause du grand-père : au revoir les régimes spéciaux… bonjour les réformes spéciales

En expliquant vouloir adapter l'application de la réforme

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye peut manger son chapeau. Ce mercredi 27 novembre, Le Parisien rapporte que le Premier ministre, Edouard Philippe, a "renoncé dans son principe", devant les députés de la majorité réunis mardi soir à l'Assemblée nationale, à faire jouer la fameuse "clause du grand-père" pour la réforme à venir des retraites, clause qui reviendrait à reporter son entrée en vigueur sur les générations suivantes. A la place, le chef du gouvernement explique néanmoins vouloir… "privilégier une négociation 'secteur par secteur'". Laissant donc planer l'idée d'une clause du grand-père négociée au cas par cas, soit très exactement ce que le haut-commissaire avait défini comme un renoncement pur et simple à la réforme.

"Des négociations doivent se poursuivre ministère par ministère dans les prochaines semaines pour déterminer qui pourrait être concerné", précisent nos confères du Parisien. Dans le même quotidien, Jean-Paul Delevoye s'élevait pourtant, pas plus tard que le 7 novembre, contre une clause, générale ou particulière à certaines professions, qui réserveraitaux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail les effets de la refonte du système de retraites, que serait une manière de faire passer la pilule en reportant aux calendes grecques ses éventuels désagréments. S'il est bien question de pénibilité, il s'agit donc plus de celle que le gouvernement souhaite s'épargner…


Lire la suite