Retraites: Borne souligne la nécessité de "travailler un peu plus longtemps"

Elisabeth Borne a redit mardi devant l'Assemblée nationale que la réforme des retraites, qui fait encore l'objet de concertations politiques et syndicales, "entrerait en vigueur à l'été 2023", en soulignant la nécessité de "travailler un peu plus longtemps".

"Je vous le confirme, il y aura une réforme des retraites. Et oui cette réforme entrera en vigueur à l’été 2023", a affirmé la Première ministre en réponse à une question de la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot.

Dans le sillage de Mme Panot, les Insoumis craignent que l'exécutif ne se serve d'un amendement voté au Sénat pour relever l'âge de la retraite à 64 ans.

"Il faut d'urgence une réunion de toute la gauche sociale et politique pour organiser le barrage à l'Assemblée et dans les rues", a ainsi écrit mardi Jean-Luc Mélenchon.

"J’aurai l’occasion dans quelques semaines de revenir devant vous, pour vous présenter les conclusions des concertations en cours", a simplement répondu mardi Mme Borne à l'interpellation de Mme Panot.

"Il aurait peut-être été plus populaire de dire que l'on pourrait revenir à un âge de départ à 60 ans", comme défendu par la France insoumise, "plus populaire, c'est vrai, mais aussi plus démagogique", a ajouté Mme Borne.

Sans citer d'âge de départ spécifique, la cheffe du gouvernement a redit que "pour assurer l’équilibre des régimes de retraite, et donc la pérennité de notre système par répartition, nous allons devoir travailler un peu plus longtemps".

"Ce décalage de l’âge permettra une augmentation des pensions. On ne travaillera pas davantage pour rien. Oui, s’il fallait le redire, il ne s’agit pas de reculer brutalement d’un an, de deux ans ou de trois ans, l’âge de départ à la retraite. Mais de le décaler progressivement, de quelques mois chaque année", a développé Mme Borne.

Le président Emmanuel Macron s'était déclaré fin octobre "ouvert" à un report de l'âge légal de départ à 64 ans, et non 65 ans comme il s'y était engagé lors de la campagne présidentielle, en cas d'allongement en parallèle de la durée de cotisation.

Le gouvernement défendait jusqu'à présent un report de l'âge de départ de quatre mois par an, pour aboutir à 65 ans en 2031.

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