Retraites : cette audition sur la nécessité de la réforme galvanise les opposants

President of the Conseil d'Orientation de Retraites - COR (Pensions Advisory Council) Pierre-Louis Bras holds a press conference as part of the annual report of the French retirement system on June 11, 2015 in Paris. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON (Photo by THOMAS SAMSON / AFP)
THOMAS SAMSON / AFP President of the Conseil d'Orientation de Retraites - COR (Pensions Advisory Council) Pierre-Louis Bras holds a press conference as part of the annual report of the French retirement system on June 11, 2015 in Paris. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON (Photo by THOMAS SAMSON / AFP)

RETRAITES - Un hasard du calendrier qui tombe à pic pour certains. En cette journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi 19 janvier, le président du Conseil d’orientation des retraites (Cor), Pierre-Louis Bras, a été auditionné à l’Assemblée nationale. Il est ainsi revenu sur les scénarios développés dans le dernier rapport du Cor qui font état de la situation financière du système des retraites. Pour rappel, le Cor est l’institution souvent citée par Emmanuel Macron et ses soutiens pour justifier la nécessité d’une réforme.

Même si Pierre-Louis Bras a estimé que cette dernière devrait se dégrader au-delà de 2022, et ce malgré des dépenses sous contrôle, il a également déclaré -et c’est ce qui a retenu l’attention des opposants à la réforme - que « les dépenses de retraites ne dérapent pas ».

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« Les dépenses sont relativement maîtrisées, dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme », a-t-il ajouté évoquant les données du rapport annuel de septembre 2022, « Évolutions et perspectives des retraites en France ».

Une « contre-réforme aussi inutile qu’injuste »

Une déclaration qui a été massivement relayée par les opposants à la réforme des retraites qui y voient le signe que le système n’a pas besoin d’être réformé.

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« Le Cor auditionné aujourd’hui confirme la conviction des syndicats et de la NUPES. Il n’y a aucune nécessité financière à réformer notre système de retraite. Les Français ne sont pas dupes », a réagi sur Twitter Farida Amrani, députée Nupes.

« Dans trois hypothèses sur quatre posées par le Cor, tout va bien. Dans la 4e le dérapage est mineur (et lié aux exonérations de cotisations). On est très loin des éléments de langage du Gvt ! Cette contre-réforme est aussi inutile qu’injuste ! Retrait ! », a également appelé Olivier Faure.

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Le député PS-Nupes Jerome Guedj point lui du doigt le timing de cette audition, le jour de la mobilisation nationale. Pour lui aussi, les données du Cor montrent le « mal-fondé » de la réforme.

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« La commission des affaires sociales a maintenu cette audition du Cor en ce jour de mobilisation et de grève, plusieurs députés n’ont pu y assister (nous avions déjà auditionné le COR par les députés Nupes). Mais ces réponses sont éclairantes sur le mal-fondé de la réforme. »

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« Il n’y a aucune nécessité financière à réformer notre système de retraite. Les Fake News de Macron et de sa majorité sont irresponsables », a de son côté dénoncé l’Insoumis Ugo Bernalicis.

Les dépenses ne « dérapent pas », mais...

Toutefois, cette vision retenue par les opposants n’est que celle exposée à court terme. Dans la suite de son audition, Pierre-Louis Bras précise bien que si le Cor prévoit un excédent du régime des retraites à très court terme, le système va être globalement déficitaire sur les 25 prochaines années.

En effet, si « les dépenses ne dérapent pas, elles ne collent pas avec l’objectif du gouvernement » de limiter la hausse de la dépense publique à 0,6 % du PIB.

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Le président du COR évoque par ailleurs une hypothèse dans laquelle le déficit perdure jusqu’en 2045, voire 2070 selon une autre de ses hypothèses, privilégiée par l’exécutif.

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