Retraites: aucun tabou à "soutenir la natalité" pour équilibrer le système, selon Attal

Dans le cadre de la réforme des retraites, présentée par le gouvernement comme indispensable pour préserver la solidarité entre générations, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a assuré dimanche que "soutenir la natalité" n'était "pas du tout" tabou pour l'exécutif.

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/Cnews/Les Echos, le ministre des Comptes publics a souligné que la démographie était "un des éléments essentiels", qui "implique qu’on agisse".

"Il faut garantir, pour des couples qui ont un projet familial, qu’ils pourront avoir un enfant et que la société leur apportera les conditions nécessaires et suffisantes pour pouvoir élever leurs enfants", a insisté Gabriel Attal.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement alerte sur le rapport toujours plus défavorable entre le nombre d'actifs (et donc de cotisants au régime de retraite) et celui des retraités.

Interrogé sur l'éventuelle mise en place d'une politique de soutien à la natalité, le ministre a assuré qu'il ne s'agit "pas du tout" d'un tabou et a mis en avant "le service public de la petite enfance", qui représente un "chantier majeur".

"Aujourd'hui vous avez beaucoup de couples, notamment dans des territoires urbains, des métropoles, qui ne se projettent pas spécialement dans le fait d’avoir un enfant, notamment parce que c’est le parcours du combattant pour trouver une place en crèche ou pour faire garder son enfant", a-t-il souligné.

Avec la réforme qu’il prépare,l'exécutif entend "donner aux familles un droit opposable à avoir une place de garde pour leur enfant".

"On a pris des mesures sur les familles monoparentales, avec l’allocation de soutien familial qui a été revalorisée de 50%" en novembre 2022, a ajouté Gabriel Attal.

Le ministre souhaite par ailleurs que le gouvernement "accélère" sur la réforme du RSA (revenu de solidarité active), pour "mettre des contreparties" au versement de cette allocation, comme proposé par Emmanuel Macron lors de la dernière campagne présidentielle.

Une expérimentation de ce conditionnement doit être lancée dans une vingtaine de départements, a-t-il indiqué.

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