Retraites: après le retrait de l'âge pivot et la division des syndicats, comment peut évoluer la grève?

1 / 2

Réforme des retraites: 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation doit se poursuivre

Le gouvernement a tranché. Dans un courrier adressé aux partenaires sociaux, le Premier ministre s’est dit "disposé à retirer" l’âge pivot à 64 ans du projet de loi. Écartant le scénario d’une rupture entre l'exécutif et les syndicats réformistes composés de la CFDT, premier syndicat de France, CFTC et Unsa, favorables au projet de loi mais opposés à la mesure de l’âge pivot.

La CFDT, réformiste, minoritaire à la SNCF et à la RATP 

Reste à savoir quelle influence aura ce compromis sur la mobilisation en cours. La CFDT ne pèse pas lourd à la RATP (3,68%) et à la SNCF (14,30%), en grève depuis le début du mouvement le 5 décembre. À la RATP, l’Unsa est majoritaire à 30,19%. Un syndicat réformiste, favorable à la réforme des retraites et qui participera aux discussions, mais dont la branche RATP n’a pas appelé à la reprise du travail. Même si la situation s’améliore depuis le début de la mobilisation du 5 décembre (dimanche 12 janvier, toutes les lignes de métros étaient ouvertes au moins partiellement), peu de chance donc que les annonces d’Edouard Philippe entraînent un retour à la normale.

À la SNCF, la CGT est majoritaire avec 34,02%, juste devant l'Unsa-ferroviaire (23,96%). Bien loin devant la CFDT-Cheminots (14,03%). Le syndicat de Philippe Martinez (CGT) est farouchement opposé à la réforme. Et l’intersyndicale (CGT, FO, FSU…) a d’ores et déjà appelé à de nouvelles journées d’action mardi...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi