Retraites, Abad, Stade de France: ce qu'il faut retenir de l'interview de Macron à la presse régionale

Emmanuel Macron ce vendredi 3 juin 2022.  - Julien de Rosa
Emmanuel Macron ce vendredi 3 juin 2022. - Julien de Rosa

Il a été interpellé sur tous les sujet d'actualité. Emmanuel Macron, qui n'en est encore qu'au début de son second mandat en tant que président de la République, a répondu aux questions de journalistes de la presse régionale. Des incidents survenu aux abords du Stade de France à l'affaire Abad qui entâche le nouveau gouvernement, retour sur les réponses du chef de l'État.

• Un "Conseil national de la refondation"

Le président de la République veut réunir après les législatives un "Conseil national de la refondation" avec les "forces politiques, économiques, sociales, associatives" ainsi que des citoyens tirés au sort, sur les réformes touchant notamment au pouvoir d'achat, à l'écologie, aux institutions et aux retraites.

"Ce Conseil, que je lancerai moi-même, sera enclenché dès après les législatives" des 12 et 19 juin, précise le chef de l'Etat.

Il souhaite que la Première ministre Élisabeth Borne et son gouvernement "puissent faire vivre" ce Conseil national de la refondation, clin d'oeil au Conseil national de la résistance (CNR) qui coordonnait les différents mouvements de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale.

• Mélenchon et Le Pen, des projets "de désordre et de soumission"

Emmanuel Macron affirme voir chez ses adversaires Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen "un projet de désordre et de soumission" à la Russie, et souhaite qu'aux élections législatives des 12 et 19 juin, les Français fassent le choix d'une "majorité stable et sérieuse".

"Je vois dans le projet de Jean-Luc Mélenchon ou de Madame Le Pen un projet de désordre et de soumission. Ils expliquent qu'il faut sortir de nos alliances, de l'Europe, et bâtir des alliances stratégiques avec la Russie. C'est la soumission à la Russie", assène le président de la République.

Selon le chef de l'État, le programme de la nouvelle union des gauches (Nupes) forgée par Jean-Luc Mélenchon utilise "20 fois le mot taxation et 30 fois le mot interdiction". "C'est un projet de liberté sans doute ? Cela ne va pas rendre les gens fous ça?", se demande-t-il. Il a par ailleurs assuré que même si la Nupes avait la majorité à l'Assemblée, aucun parti ne peut "imposer un nom au président" pour le poste de Premier ministre.

• Le président "indigné" par les images du Stade du France

Emmanuel Macron s'est dit "indigné" par "ce que nous avons vu" au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions samedi dernier.

"J'ai une pensée pour les familles qui ont été bousculées, qui n'ont pas pu accéder aux places qu'elles avaient payées. C'est pour cela que je souhaite qu'on puisse les indemniser le plus vite possible", a-t-il souligné.

Le président a de nouveau "demandé au gouvernement de déterminer les responsabilités et de les expliquer dans les moindres détails à nos compatriotes, aux Britanniques et aux Espagnols".

• Il souhaite que Damien Abad puisse "mener à bien son travail"

Emmanuel Macron a également interpellé sur l'affaire Abad. Le ministre des Solidarités est accusé par deux femmes d'agressions sexuelles.

"Nous avons aidé et accompagné la libération de la parole face aux violences que subissent les femmes", a assuré Emmanuel Macron, affirmant que l'égalité femme-homme reste la grande cause de sa présidence pour ce second mandat.

"La protection de la présomption d’innocence est importante aussi. Damien Abad y a droit comme tout citoyen. Je souhaite qu’il puisse mener à bien son travail", a ajouté le chef de l'État.

• La réforme des retraites en vigueur "dès l'été 2023"

Maintes fois repoussée, la réforme des retraites doit désormais entrer en vigueur "dès l'été 2023", a aussi assuré Emmanuel Macron.

"Quant au travail sur la réforme des retraites, qui est indispensable au financement de nos transformations, il commencera après ce conseil (le Conseil national de la refondation, ndlr) et la réforme entrera en vigueur dès l’été 2023", a déclaré le chef de l'État.

• L'"erreur historique et fondamentale" de Poutine

Le président français a estimé que son homologue russe avait commis "une erreur historique et fondamentale" en attaquant l'Ukraine et qu'il était aujourd'hui "isolé".

"Je pense, et je lui ai dit, qu'il a fait une erreur historique et fondamentale pour son peuple, pour lui-même et pour l'Histoire", a-t-il déclaré.

"Je pense qu'il s'est isolé. S'enfermer dans l'isolement est une chose, savoir en sortir est un chemin difficile", a également souligné Emmanuel Macron qui n'a pas exclu de se rendre prochainement à Kiev pour y rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Article original publié sur BFMTV.com

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