Retraites, énergie... Marine Le Pen fustige un gouvernement qui ne "contrôle plus rien"

Marine Le Pen à Matignon, le 29 juin 2022 - JULIEN DE ROSA / AFP
Marine Le Pen à Matignon, le 29 juin 2022 - JULIEN DE ROSA / AFP

Alors qu'Élisabeth Borne reçoit les différents chefs des groupes parlementaires à Matignon, Marine Le Pen a critiqué les choix du gouvernement concernant la politique énergétique. Tout en mettant en garde contre une éventuelle utilisation du 49.3 pour faire passer la réforme des retraites.

Devant l'hôtel de Matignon, où elle a été reçue par la Première ministre Élisabeth Borne, Marine Le Pen n'a pas mâché ses mots. Face à la hausse du prix de l'énergie, elle a critiqué un exécutif qui n'a pas, selon elle, "la moindre stratégie pour contenir ces coûts".

"Nous sommes véritablement dans une situation où le gouvernement ne contrôle plus rien", a fustigé la cheffe de file du Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale.

"Si ce n'est faire des chèques, c’est-à-dire en réalité créer de la dette supplémentaire qui sera l’impôt de nos enfants", a ajouté la finaliste des deux dernières élections présidentielles. Marine Le Pen a dénoncé la "stratégie de la sobriété", alors que le gouvernement demande aux Français de faire des économies d'énergie.

"La sobriété, ce n'est pas une stratégie, c'est une contrainte", d'après la députée du Pas-de-Calais.

Motion de censure

"Comme si, d’ailleurs, les dépenses d’énergie des Français étaient un caprice. Comme si déjà les gens ne faisaient pas déjà attention à la manière dont ils dépensent l’énergie", a déclaré Marine Le Pen.

Autre sujet abordé: la réforme des retraites que l'exécutif pourrait faire passer par amendement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Marine Le Pen a lancé un avertissement au gouvernement: Dans ces conditions, son groupe déposerait "une motion de censure" et voterait "les motions de censure quelles que soient leurs origines".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Crise énergétique : Marine Le Pen estime que le gouvernement "ne contrôle plus rien"