Retraites: en renonçant officiellement à l'âge pivot, l'exécutif a-t-il créé une bombe à retardement?

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Retraites: en renonçant officiellement à l'âge pivot, l'exécutif a-t-il créé une bombe à retardement?

Émettons une hypothèse. Celle consistant à dire que le gouvernement, d'entrée de jeu, a brandi le concept de "l'âge pivot" à 64 ans dans le but de mobiliser les syndicats réformistes, par ailleurs favorables au principe d'un régime de retraites par points. Après avoir fait monter les enchères, l'exécutif décide finalement d'abandonner (partiellement) le litigieux dispositif, censé assurer l'équilibre financier de l'actuel système de retraites. Dans la foulée, la CFDT, la CFTC et l'Unsa acceptent de revenir à la table des négociations. Le tour est joué.

Interrogé mi-décembre par BFMTV.com sur la manière dont il voyait évoluer les choses, après la fureur suscitée par le discours d'Édouard Philippe devant le Conseil économique, social et environnemental, un sénateur centriste jouait les prophètes: 

"Vous allez voir, ils vont rédiger une loi-cadre en retirant l'âge pivot, et ils laisseront les partenaires sociaux se débrouiller avec toutes les questions d'ordre paramétrique." Bien vu. 

Un texte à "trous"

Au départ, lorsque Laurent Berger a évoqué l'idée d'une "conférence des financeurs" pour trouver les milliards d'euros nécessaires, certains députés issus de l'aile droite de La République en marche se montraient dubitatifs. En France, le spectre du comité Théodule n'est jamais très loin. 

Désormais, chacun se montre satisfait que le volet le plus controversé de la réforme soit confié aux organisations syndicales. Sauf...

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