Retrait de la grenade GLI-F4 : "Il faut donner à la police les moyens de disperser les groupes hostiles", avertit le syndicat des commissaires

franceinfo

"Si on peut avoir une grenade de substitution qui fait moins de blessés, tout le monde en sera satisfait, mais il faut donner à la police les moyens de disperser les groupes hostiles et parfois très dangereux", a averti lundi 27 janvier sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, après la décision du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner de retirer la grenade GLI-F4, régulièrement décriée par des manifestants et contestée - sans succès - jusque devant le Conseil d'Etat, pour sa dangerosité. Toutefois, ce retrait est symbolique car elle est d'ores et déjà remplacée depuis 2018 par la grenade GM2L.

David Le Bars n'a pas caché ses réserves : "Il faut qu'on puisse vérifier avec des professionnels si elle correspond à un usage pour faire face aux montées des violences."

franceinfo : L'annonce du retrait de la grenade GLI-F4 vous a-t-elle surpris ?

David Le Bars : Le contenu de l'annonce ne nous surprend pas parce qu'on savait que cette grenade n'était plus produite et qu'elle était déjà en phase de remplacement. La question, c'est de savoir quels moyens on veut donner à la police à l'avenir pour faire face aux groupes violents. Cette arme a fait des blessures, le ministre décide de la retirer, dont acte. Il faut quand même rappeler que les blessures graves qu'il faut déplorer sont pour la (...)

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