Retour de la Russie sur la Lune : les principales étapes

Rémy Decourt, Journaliste
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Quarante-cinq ans après sa dernière mission lunaire, la Russie s’apprête à faire son grand retour sur la Lune avec une série de plusieurs missions qui vont se succéder ces prochaines années. Notez que l’Agence spatiale européenne participera à ces prochaines missions robotiques de la Russie. De Luna-27 — alias Luna-Resurs — qui doit se poser sur la surface lunaire au pôle sud à Luna-28 — pour récupérer des échantillons — sans oublier le Luna-25/Luna-Glob, l'Esa devrait fournir des équipements dérivés du programme ExoMars (ExoMars 2016 et ExoMars 2022).

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La première mission de cette nouvelle génération à rejoindre la Lune sera Luna-25, aussi connue sous son ancien nom Luna-Glob. Elle sera lancée cet automne, vraisemblablement en octobre. Elle atterrira au pôle sud avec, comme principal objectif, d’étudier la glace sous la surface : les observations radar les plus récentes ont identifié dans le sous-sol des couches de glace d’eau localisées à seulement moins de 50 centimètres de la surface et s'enfonçant jusqu'à plus ou moins 1,5 mètre de profondeur. Cette mission est donc d’un très grand intérêt car de nombreux pays et agences spatiales prévoient de s’installer durablement sur la Lune et comptent bien utiliser cette glace d'eau pour de nombreux usages, comme la fourniture de l'air, de l'eau et du carburant.

Luna-27. © Roscosmos
Luna-27. © Roscosmos

Suivra Luna-26 qui devrait être lancée dès 2023. Il s’agit d’un orbiter qui a pour but de localiser et cartographier en très haute résolution des sites d’atterrissage potentiels comme ceux qui pourraient servir à construire une base, accueillir des postes avancés ou pour des missions de retour d’échantillons. Luna-26 sera également utilisée pour étudier les anomalies magnétiques et gravitationnelles de la Lune.

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En 2025, avec Luna-27 (Luna-Ressources), la Russie retournera se poser au pôle sud dans un site qui pourrait accueillir...

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