Le retour de Matteo Renzi, l’homme pressé de la politique italienne

Libération.fr

La traversée du désert de Matteo Renzi n’aura duré que cinq mois. Après avoir quitté le pouvoir le 4 décembre au soir du rejet par référendum de sa réforme de la Constitution, le Toscan est de retour. Il a nettement remporté dimanche la primaire du Parti démocrate (PD) pour le poste de secrétaire national qu’il avait aussi abandonné à la mi-février, et redevient le candidat naturel du centre gauche pour les prochaines élections législatives, prévues au plus tard début 2018. Sa stratégie visant à brûler les étapes, à ne pas laisser le champ libre à ses adversaires, a donc payé. Renzi s’impose avec plus de 70 % des suffrages devant le ministre de la Justice, Andrea Orlando (environ 20 % des voix), et le gouverneur de la région des Pouilles, l’ancien magistrat Michele Emiliano. Tous deux lui reprochaient d’avoir droitisé la formation et de l’avoir transformée en un parti personnel.

Après le revers de décembre, Renzi a refusé de prendre du champ comme le lui conseillait une partie de son entourage. En février, il s’est bien envolé pour la Silicon Valley pour «s’oxygéner le cerveau» et «rechercher des idées nouvelles pour battre les populismes et relancer la gauche». Mais il est vite revenu. A 42 ans, l’homme pressé de la politique italienne n’a pas voulu lâcher la bride, craignant les trahisons et une forme d’étiolement à l’écart du pouvoir.

Habile. De retour dans la péninsule, il a repris contact avec les militants, se mettant au passage dans le sillage d’Emmanuel Macron. Fin mars, Matteo Renzi expliquait à Libé que le finaliste de la présidentielle française avait «repris quelques-unes de [ses] idées, […] par exemple la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale». Et ajoutait, amusé, qu’«en échange», l’équipe Macron avait «repris son slogan», #incammino («en marche»). Toujours aussi habile dans la communication, dominant le seul débat public avec ses deux adversaires de la primaire, Matteo Renzi a indiscutablement réussi son retour au premier plan. (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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