Retour du masque à l’Assemblée nationale pour les ministres qui veulent donner l’exemple

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

POLITIQUE - Le gouvernement veut donner l’exemple. Ce mardi 6 décembre, l’exécutif s’est présenté dans l’hémicycle masqué. Une manière d’inciter les Français à porter le masque alors que la France fait face à une « triple épidémie » avec la circulation simultanée du Covid, de la bronchiolite et de la grippe. Une situation inédite dont l’évolution est encore difficile à prévoir.

Un revirement dans la communication ? Il y a deux jours sur BFM TV, le ministre de la Santé François Braun a conseillé le port du masque sans plaider pour son obligation. « Mon bras ne tremblera pas s’il fallait imposer le masque y compris dans toutes les circonstances, si cela devait arriver à ce niveau-là (...). Pour l’instant, ce n’est pas le cas », a-t-il indiqué, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, en expliquant suivre « la situation au jour le jour ». « Les décisions suivront l’évolution de la situation », a-t-il également précisé.

Le 29 novembre déjà, Élisabeth Borne avait déjà lancé « un appel solennel » aux Français pour recommander le port du masque. La Première ministre avait adressé ce message depuis l’Assemblée, sans qu’elle ou son gouvernement ne le porte.

Couverture vaccinale

Interrogé sur cette contradiction, François Braun répondait : « Ça ne me choque pas. Je n’y étais pas (...) Il faut être raisonnable dans ce que l’on fait », toujours au micro de BFM TV. Tout en garantissant que « son bras ne tremblera pas » si la situation nécessitait une obligation. Le ministre a surtout insisté sur la couverture vaccinale. « C’est quand même totalement absurde, on a les moyens de se protéger et les Français ne se vaccinent pas », a-t-il déploré.

« Les personnes cibles sont les mêmes que pour la grippe et le Covid », a rappelé le ministre. « Le rythme s’est un peu accéléré depuis une semaine » : parmi les plus de 80 ans, environ 20 % ont reçu une quatrième dose, 35-40 % pour les 60-80 ans mais « c’est largement insuffisant », a-t-il aussi estimé.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi