Retour des humains sur la Lune : le projet Artemis, figure de proue d’une compétition globale

© REUTERS/Joe Skipper/File Photo

Dans un exercice d’uchronie, la série produite par Apple For All Mankind (2019) imagine un monde où l’Union soviétique aurait été, pendant la guerre froide, la première puissance au monde à envoyer un homme sur la Lune. S’ensuit l’installation de deux bases lunaires par les deux superpuissances rivales, dans une compétition effrénée. Cette production intervient au moment où plusieurs puissances se sont engagées dans une nouvelle course pour la conquête de la Lune.

En 2019, cinquante ans après la mission Apollo 11 qui vit les premiers hommes se poser sur la Lune, les États-Unis en effet ont annoncé leur intention d’y retourner en 2024. À l’ère du New Space, cette nouvelle ambition spatiale reflète non seulement une compétition géostratégique plus intense, marquée notamment par la montée en puissance de la Chine, mais aussi l’avènement d’une dimension plus économique de la conquête spatiale.

Le programme Artemis mené par les Américains

Emblème de ce renouveau, le programme Artemis constitue un consortium international autour des États-Unis. Au-delà des 21 états actuellement signataires des Accords Artemis, dont la France fait partie, la NASA et l'Agence Spatiale Européenne (ESA) ont signé en juin 2022 un accord de coopération autour d'Artemis. Chaque participant contribue à cette mission en apportant un élément au « puzzle » élaboré par la NASA.

Les états sollicitent aussi largement le secteur privé pour réaliser leurs projets. Les plans initiaux pour le développement d'un atter...


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