Le retour du gin

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Un des gins dont parlent le plus les aficionados français nous vient… du Japon, et plus précisément de Kyoto, où l'Anglais David Croll a eu l'idée, assez géniale, de créer un breuvage 100% nippon : "Les ingrédients que nous distillons ici proviennent tous des alentours de Kyoto et l'eau utilisée est tirée des eaux souterraines de Fushimi, à proximité", explique-t‑il. Son Ki No Bi ("la beauté des saisons") est élaboré à partir d'un savant assemblage de produits de terroir – agrume yuzu, copeaux de cyprès hinoki, thé gyokuro, poivre shansho – ainsi que d'indispensables baies de genévrier, le marqueur gustatif de cet alcool qui fut le premier des "spiritueux", inventé aux Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle.

Des initiatives comme Ki No Bi, il y en a un peu partout dans le monde depuis plus de dix ans, lorsque le gin est redevenu à la mode après les stars whisky, rhum et vodka. "La vogue du gin a démarré sur les scènes gastronomiques espagnoles, anglaises, puis italiennes, avant d'exploser tout récemment en France", explique Didier Ghorbanzadeh, expert à la Maison du whisky (Paris), qui commercialise plus de 400 références, bien différentes des tord-boyaux servis dans les boîtes de nuit de la fin du XXe siècle…

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Facile et peu onéreux

Il y en a pour tous les goûts : à la rhubarbe (Whitley Neill, Angleterre), aux fleurs "du solstice d'été" (Hendrick's Midsummer Solstice, Ecosse), aux algues laminaires d'un fleu...


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