Avec le retour du froid, attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Cyrielle Cabot
·2 min de lecture
Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable dont la présence résulte d’une combustion incomplète, quel que soit le combustible utilisé. - -
Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable dont la présence résulte d’une combustion incomplète, quel que soit le combustible utilisé. - -

Depuis quelques jours, les températures baissent dans le Nord et le Pas-de-Calais. C'est donc le moment, pour certains, de rallumer le chauffage. Pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone, qui peuvent être mortelles, il est nécessaire de faire vérifier ses appareils.

Ce gaz, qui a la particularité d'être inodore, incolore et non irritant, provient en effet, dans la majorité des cas, d'un mauvais fonctionnement d'un appareil. Chaque année, il fait entre 3000 et 4000 blessés et une centaine de morts dans l'Hexagone. L'an dernier, les pompiers du Nord-Pas-de-Calais avaient effectué 219 interventions en lien avec des intoxications au monoxyde de carbone.

Depuis quelques jours, David Vanmarcke, chauffagiste, enchaîne ainsi les interventions pour entretenir les chaudières des particuliers. "On va vérifier qu'il n'y a pas de fuite d'eau ou une pièce endommagée", explique-t-il sur BFM Grand Lille. "On va ensuite passer un appareil autour de la chaudière allumée pour détecter la présence d'une fuite."

Un ennemi invisible

Pour rappel, la règlementation impose un nettoyage de sa chaudière chaque année, notamment le ramonage, par un professionnel. Mais attention, tous les appareils à combustion peuvent provoquer une intoxication: chauffe-eau à gaz, poêle à charbon ou à pellets, ou encore poêle à pétrole. Il est ainsi fortement déconseillé de se chauffer avec des appareils de cuisson tels que des cuisinières ou des barbecues.

De même les chauffages d'appoint, comme les poêles à pétrole, ne devraient pas servir plus de deux heures par jour.

"Ce gaz est vicieux. Il n'a pas d'odeur, on le voit pas", insiste le capitaine Nathan Renaud, pompier à Villeneuve-d'Ascq. "Les premiers signes qui peuvent alerter sont les maux de tête, les nausées et les vomissements puis ensuite, une perte de connaissance."

Le mois dernier, les pompiers du Nord ont réalisé 31 interventions, soit une intervention par jour.

Article original publié sur BFMTV.com