Un retour à la vie normale cet automne? Pour le PDG de Pfizer, cela dépend "de la vitesse à laquelle on vaccine"

Hugues Garnier avec AFP
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Albert Bourla, le patron du géant pharmaceutique Pfizer, en 2019. - Win McNamee / Getty Images North America / Getty Images via AFP
Albert Bourla, le patron du géant pharmaceutique Pfizer, en 2019. - Win McNamee / Getty Images North America / Getty Images via AFP

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant un retour à la vie normale. C'est du moins ce sur quoi table Albert Bourla, le PDG de Pfizer, dans un entretien accordé à plusieurs titres de presse européens dont Les Échos. Pour le patron du groupe pharmaceutique américain, un retour à une vie sans la menace pesante du Covid-19 pourrait se faire à l'automne prochain en Europe.

"Une fois qu'une proportion significative de la population a été vaccinée, il est possible de revenir à la vie presque comme avant. Tout dépend de la vitesse à laquelle on vaccine", ajoute le dirigeant en mentionnant l'exemple d'Israël qui se rapproche de plus en plus de l'immunité collective.

"L'Europe n'est pas en retard par rapport aux pays les plus vastes"

A contrario, le rythme de la campagne de vaccination est sans conteste l'une des critiques récurrentes émises à l'encontre de l'Union européenne et de ses États membres, dont la France. Pour Albert Bourla, "l'Europe n'est pas en retard par rapport aux pays les plus vastes" même si la distribution de doses à 447 millions de personnes constitue "une tâche monumentale".

"Le problème est que tous les industriels n'ont pas été en mesure de livrer ce qu'ils avaient promis. C'est cela qui a créé des difficultés, temporaires, dans les campagnes de vaccination", répond le PDG de Pfizer en prenant soin d'éviter de citer les laboratoires pharmaceutiques mis en cause.

Une épidémie qui va devenir similaire à la grippe selon lui

Albert Bourla ajoute toutefois que les livraisons du vaccin à l'Union européenne vont se multiplier considérablement au cours des prochaines semaines. Le géant pharmaceutique livrera 250 millions de doses lors du deuxième trimestre 2021, soit quatre fois plus que lors du premier. "Et nous sommes en discussion pour faire davantage encore", affirme le dirigeant.

Le PDG estime que le scénario le plus probable est celui d'une "situation endémique" mais que l'épidémie de Covid-19 deviendra au fil du temps "comme la grippe", la vaccination permettant notamment d'atténuer considérablement les crises sanitaires causées par ce coronavirus et ses variants.

"Bien sûr, ce n'est que mon estimation. Les choses peuvent évoluer. Mais d'après tout ce que j'ai vu, c'est le scénario le plus probable", avance enfin Albert Bourla.

Article original publié sur BFMTV.com