De retour à l’Assemblée nationale, le Rassemblement national retrouvera ses moyens

© Sipa

La dernière fois que le Rassemblement national (RN), alors Front national (FN), a disposé d’un groupe à l’Assemblée nationale, de 1986 à 1988, ses députés s’étaient fait remarquer (entre autres) en entravant l’adoption d’un amendement visant à créer un délit d’apologie de crime contre ­l’Humanité. « En réalité, à réprimer les historiens non conformistes (sic) », corrige Bruno Gollnisch, le dernier rescapé de cette mandature à siéger encore dans les instances du parti. Trente-quatre ans plus tard, un groupe d’extrême droite s’apprête à faire son retour dans l’hémicycle. Si les dernières projections d'Harris interactive créditent le Rassemblement national de 25 à 50 députés – soit moins que Les Républicains (LR) et plus que le Parti socialiste (PS) – ce chiffre, modeste au regard du poids électoral du mouvement, est suffisant pour constituer un groupe parlementaire, dont le seuil est fixé à 15 élus. Jusqu’à présent, le RN ne comptait que huit représentants, classés parmi les non-inscrits.

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En milieu de semaine, le nouveau contingent fera une arrivée groupée au Palais-Bourbon, puis prendra la direction du jardin de la présidence pour une photo collective. Dans la guerre psychologique que livre le mouvement, la mise en scène doit parfaire « l’image d’une entrée en force du premier parti de France », se rengorge-t-on à l’état-major. Le premier test aura lieu au mois de juillet, avec ...


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