Pagaille à gare de l'Est et gare du Nord, trains retardés... Les orages ont perturbé les transports

Du fait des orages qui ont frappé la France samedi 4 juin, les transports ont connu de nombreuses perturbations, en particulier à Paris (photo d'archive prise Gare du Nord en janvier 2020). (Photo: Lily Franey / Gamma-Rapho / Getty Images)
Du fait des orages qui ont frappé la France samedi 4 juin, les transports ont connu de nombreuses perturbations, en particulier à Paris (photo d'archive prise Gare du Nord en janvier 2020). (Photo: Lily Franey / Gamma-Rapho / Getty Images)

Du fait des orages qui ont frappé la France samedi 4 juin, les transports ont connu de nombreuses perturbations, en particulier à Paris (photo d'archive prise Gare du Nord en janvier 2020). (Photo: Lily Franey / Gamma-Rapho / Getty Images)

MÉTÉO - Cela faisait vingt ans qu’une si large partie de la France n’avait pas été traversée simultanément par des orages. Et forcément, cela a eu des conséquences. Ce dimanche 5 juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a confirmé la mort d’une jeune femme à Rouen et annoncé que 15 personnes avaient été blessées au cours de l’épisode orageux, dont deux grièvement parmi lesquels une jeune fille de 13 ans qui se trouve dans un état “critique”.

À ces drames humains, il convient d’ajouter des problématiques matérielles: la grêle qui a détruit des récoltes (notamment de la vigne et des céréales), des infrastructures routières qui ont été emportées par les eaux en Mayenne par exemple, des milliers de familles privées d’électricité et des transports qui ont accusé des retards considérables.

À Paris et en Île-de-France par exemple, la circulation des trains a été extrêmement compliquée samedi 4 juin en fin d’après-midi et dans la soirée. Du côté de la gare du Nord, la chute d’un arbre sur une caténaire dans le Val-d’Oise a “paralysé le trafic pendant un certain temps”, a expliqué la SNCF au HuffPost. Un incident qui a notamment bloqué un Thalys pendant plusieurs heures et modifié la trajectoire de plusieurs TER. Le départ des trains a également été stoppé ce matin, indique Thalyse sur Twitter.

Gaz lacrymogène en gare de l’Est

Et gare de l’Est, après que les orages ont provoqué une “inondation d’un local qui est important pour la signalisation, ce qui aurait pu poser des problèmes de sécurité”, explique encore la SNCF.

Des bus de substitution ont été mis en place et le premier d’entre eux a été particulièrement sollicité dans un contexte de samedi soir. Des dizaines d’usagers se sont retrouvés à patienter parfois dans la cohue, donnant lieu à des tensions avec les forces de l’ordre qui ont répondu par l’emploi de gaz lacrymogène.

Une attitude vivement critiquée par plusieurs responsables politiques. Les écologistes David Cormand et Karima Delli ont ainsi déploré dans des tweets l’attitude des forces de l’ordre vis-à-vis de voyageurs qui cherchaient simplement à rentrer chez eux. Le calme est revenu après l’arrivée de bus supplémentaires, assure-t-on au HuffPost.

Si selon nos confrères de BFM Paris, ce dimanche matin, la situation semblait en passe de se résoudre sur l’ensemble des transports parisiens, des incidents liés à la météo continuaient de paralyser le trafic en gare du Nord. Deux heures de retard pour les TGV Lille-Paris, un trafic TER et Eurostar largement perturbé... Le retour à la normale n’était pas attendu avant 12h30, selon la communication du Thalys.

Nuit les pieds dans l’eau à Pau

Ailleurs en France, les intempéries ont en outre influencé le voyage d’autres usagers des transports. En gare de Pau par exemple, la presse locale rapporte que plus de 300 passagers d’un TGV ont passé la nuit les pieds dans l’eau après qu’un train opérant la liaison Toulouse-Bayonne a percuté un arbre tombé sur les voies.

Et le trafic n’est pas près de reprendre puisqu’au vu du nombre d’arbres à tronçonner pour dégager les voies sur la ligne, les estimations les plus optimistes évoquaient une reprise de la circulation en début d’après-midi.

À noter enfin que la compagnie aérienne néerlandaise KLM a également annulé des vols reliant Paris et Amsterdam. Si la météo a joué dans cette décision, elle n’est toutefois pas le seul facteur, l’entretien des pistes à l’aéroport d’arrivée et des installations bondées provoquant des files d’attente interminables aux contrôles de sécurité s’étant ajoutés au temps capricieux de ce début juin.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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