Retards, incidents, surcoûts… En France et ailleurs, l'EPR galère

Gérald Roux, franceinfo

C’est la 10e réévaluation du coût des travaux de l’EPR de Flamanville (Manche), depuis le lancement du chantier en 2007, qu'EDF a annoncé mercredi 9 octobre. L’EPR (réacteur pressurisé européen) n’en finit pas de donner des boutons à ses promoteurs, que ce soit en France, en Grande-Bretagne ou en Finlande. Ce projet hors norme est pourtant selon ses défenseurs l’avenir du nucléaire français.

Dès le départ l'EPR coûte cher, car c'est un réacteur nucléaire de 3e génération. Plus puissant et surtout plus sûr, avec une multiplication des systèmes de sauvegarde afin de refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance, et une coque de protection en béton et en acier pour résister aux dangers venus de l'extérieur, comme les séismes ou la chute d'un avion de ligne. Initialement, Areva alliée à l’allemand Siemens (qui s’est depuis retiré) prévoyait un budget de 3,3 milliards d'euros pour Flamanville et une livraison en 2012.

Flamanville, presque quatre fois plus cher

Malheureusement, le chantier dérape rapidement pour de multiples raisons. La cuve de la centrale concentre les problèmes en raison d’anomalies sur le béton et l’acier utilisés dans le fond de la cuve et dans son couvercle. De nombreuses soudures sont à refaire et l’utilisation de robots commandés à distance fait exploser (...)

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